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Catégorie : Australie

5 jours au pays des surfeurs

5 jours au pays des surfeurs

Du 12 au 16 décembre 2016

Notre séjour en Australie s’est achevé à Sydney, où nous sommes restés 5 petits jours pour découvrir les quartiers aux atmosphères multiples.

Jour 1 – Arrivée à Sydney

Nous quittons Launceston lundi 12 décembre pour rejoindre l’aéroport, où nous rendons la voiture. Le vol dure 2h30 et nous arrivons à Sydney vers midi. Nous choisissons de ne pas prendre le train immédiatement, car les tarifs sont assez prohibitifs pour se rendre en centre-ville (16 $ par personne soit 11 €). Nous suivons les conseils d’un ami de Thomas et marchons une vingtaine de minutes vers la station de train précédent l’aéroport afin d’économiser une vingtaine d’euros car le billet coûte moins de 3 $ / personne.

Nous changeons de train et de quai à la gare centrale, où nous récupérons une carte SIM calédonienne cachée voilà deux semaines dans un tuyau par d’autres amis de Thomas à notre intention ! Un petit jeu de piste qui m’offre l’opportunité d’apercevoir la tour Ernst & Young dans la première heure de notre séjour à Sydney ! Décidément, impossible d’oublier complètement le boulot lorsque nous sommes en ville.

Nous reprenons un autre train pour rejoindre l’auberge de jeunesse Eva’s backpacker, à deux stations de là. En descendant à King’s Cross nous constatons que c’est LE quartier qui concentre une bonne partie des auberges de jeunesse de la ville : il y en a une toutes les 2 ou 3 maisons. Cela promet des soirées animées. La nôtre heureusement se trouve dans une petite rue, où il est interdit de consommer de l’alcool. Nous découvrirons plus tard qu’un certain nombre de rues et plages sont sous le coup d’arrêtés et déclarées en zone sans alcool, certainement pour limiter les débordements. Nous avions réservé deux lits dans un dortoir 6 places, mais belle surprise, notre chambre ne comprend que 4 lits, dont un double. La réceptionniste nous informe par ailleurs que nous serons seuls cette nuit-là : pas de ronfleur !

Première activité de l’après-midi : faire nos lessives… L’auberge possède des machines à prix correct, c’est parfait ! En attendant la fin du cycle, nous décidons de trouver un restaurant indien pour acheter de quoi déjeuner et retournons savourer notre plat sur la terrasse de l’auberge, où nous suspendons notre linge.

Deuxième activité : passer à La Poste. Apparemment, y aller deux semaines avant Noël s’avère être une très mauvaise idée ou une excellente façon de tester sa patience ! Nous allons ensuite faire des courses pour les prochains dîners et petits déjeuners.

L’heure tourne, nous quittons l’auberge pour se promener un peu à travers le jardin botanique avant d’attraper un bus pour le quartier de Rozelle où habite une de mes amies et ancienne colocataire à Orléans, que je n’ai pas vu depuis de nombreuses années ! Nous passons une excellente soirée barbecue et regagnons l’auberge vers 23h30. Avec la ville, nos habitudes nocturnes reviennent.

Jour 2 – Visite de la ville

Nous nous réveillons tranquillement dans une chambre calme et nous attablons autour d’un café, de crumpet, de miel et de yaourts tasmaniens pour planifier la journée. Objectifs : visiter le centre et bien sûr prendre des photos de l’Opéra !

Nous commençons par longer les quais en partant de notre quartier, Woolloomooloo. Nous atteignons ainsi le Royal Botanic Garden mais nous le traversons en continuant à suivre les bords de l’estuaire.

De l'art sur le quai
De l’art sur le quai
Une piscine avec vue sur mer
Une piscine avec vue sur mer
Le quartier d'affaire vu du Royal Botanic Garden
Le quartier d’affaire vu du Royal Botanic Garden

Là, l’Opéra s’offre à nos regards avec le pont si connu en arrière-plan. C’est pas mal ! Bien sûr, je prends une ou deux photos (enfin une bonne dizaine quoi) et nous continuons à marcher pour nous en approcher. Nous découvrons deux autres facettes de l’Opéra avant de poursuivre notre route vers Circular Quay d’où partent les ferries. Nous nous renseignons sur les horaires pour aller à Manly, une ville à une vingtaine de kilomètres où nous souhaitons nous rendre le lendemain.

Thomas devant l'Opéra
Thomas devant l’Opéra
L'Opéra et Harbour Bridge
L’Opéra et Harbour Bridge
Devant l'Opéra
Devant l’Opéra
Sous l'Opéra
Sous l’Opéra

Nous arrivons ensuite au quartier de The Rocks, un des plus vieux de Sydney, qui conserve encore son allure d’antan. Après un déjeuner asiatique, nous commençons par le petit musée – gratuit et très bien fait – qui retrace l’histoire du quartier depuis les premiers habitants indigènes à nos jours, en passant par la participation des habitants aux guerres mondiales. Nous déambulons ensuite dans les ruelles cernées par les maisons au style majoritairement victorien. C’est très agréable et surtout cela change radicalement du quartier d’affaires !

Les maisons de The Rocks
Les maisons de The Rocks
Un passage dans The Rocks
Un passage dans The Rocks
Les quais au pied de The Rocks
Les quais au pied de The Rocks
The Rocks
The Rocks
Un des premiers hôtels de Sydney
Un des premiers hôtels de Sydney
Irène contemple The Rocks et le Harbour Bridge
Irène contemple The Rocks et le Harbour Bridge
Thomas en contemplation
Thomas en contemplation

Après cette longue balade, nous traversons le quartier d’affaire justement, pour explorer ensuite le sud du parc botanique qui regorge de multiples fougères, de tiaré, de frangipaniers et autres plantes locales. Nous tombons nez à nez avec des dragons d’eau australien et de gros lézards. Nous regagnons notre auberge après une journée bien remplie et quand même une vingtaine de kilomètres dans les pattes !

Les serres du jardin botanique
Les serres du jardin botanique
Un dragon d'eau
Un dragon d’eau

Jour 3 – Exploration de Manly

Nous nous levons vers 8h30 pour être assommés par la chaleur : il fait au moins 35 degrés, mais le ciel est tout gris et le restera toute la journée. Comme prévu, nous prenons le ferry pour nous rendre à Manly, de l’autre côté de l’embouchure. Le ferry longe l’opéra et nous offre une belle vue sur la ville. Le trajet ne prend que 30 minutes. Sitôt arrivés, nous nous dirigeons vers le début du sentier côtier qui mène à Spit, à quelques kilomètres de là. Cette agréable randonnée de 3h offre quelques jolis points de vue sur Manly et quelques plages, dont une où nous décidons de pique-niquer.

L'Opéra vu du ferry
L’Opéra vu du ferry
Manly
Manly
Manly depuis la baie
Manly depuis la baie
Balade vers Spit Bridge
Balade vers Spit Bridge

Nous faisons le trajet retour en bus, bien plus rapide et surtout plus frais puis mangeons asiatique, comme toujours à croire que nous nous sommes trompés de pays, en centre-ville de Manly. Nous attaquons ensuite la deuxième randonnée de la journée, cette fois autour de North Head. Cette balade est beaucoup plus sauvage et offre une belle vue, même si lointaine, sur Sydney. Nous avons la chance d’observer encore quelques dragons d’eau, des dindons et un lapereau qui lui aussi profite de la vue !

Sydney depuis North Head
Sydney depuis North Head
Un dragon d'eau
Un dragon d’eau
Un petit lapin au bord de la falaise
Un petit lapin au bord de la falaise
Un drôle d'oiseau dans un arbre
Un drôle d’oiseau dans un arbre

Après ces 22 km, nous rejoignons Anaëlle et des amis dans un bar à bière de Manly et y dégustons de bons ribs avant de reprendre le ferry vers Sydney.

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Opera By Night
Opera By Night

Jour 4 – Coogee et Bondi beach

Il pleut, il fait gris, il fait frais… dur de trouver la motivation pour sortir se balader, mais nous partons finalement pour marcher le long de la côte entre Coogee et Bondi Beach, soit environ 11 km sous un temps parfois qualifié de breton. La balade s’avère néanmoins agréable, la mer est un peu déchaînée et nous respirons avec plaisir les embruns.

La côte de Cogee à Bondi Beach
La côte de Cogee à Bondi Beach
Toujours la côte
Toujours la côte

Cela nous met en appétit et une fois arrivée à Bondi Beach, nous décidons de trouver une pizzéria. Nous en trouvons une délicieuse où tous les produits sont frais ! Nous retournons ensuite sur la plage, renommée pour être un bon sport de surf, mais faute de soleil, nous attrapons un bus pour retourner à l’auberge.

Bondi Beach
Bondi Beach
Il pleut à Bondi Beach !
Il pleut à Bondi Beach !

En début de soirée, Thomas rejoint un ami et moi Anaëlle : cela s’avère un parcours du combattant et m’a rappelé les joies des transports parisiens ! Après une longue discussion, je rejoins Thomas à l’auberge pour manger et préparer les sacs car nous partons le lendemain.

Jour 5 – Au revoir Australie

Voilà, notre séjour australien haut en couleur s’achève ! Du Centre Rouge et ses 42 degrés à Bruny Island et ses 10 degrés, du désert aux forêts tropicales, de la ville à la campagne… Que de découvertes, toutes marquantes !

Synthèse de notre séjour australien
Synthèse de notre séjour australien

Nous quittons Sydney sous la pluie en milieu de journée pour Nouméa en Nouvelle-Calédonie où deux amis de Thomas habitent et nous hébergent gentiment. Avec un retard de plus d’une heure, nous arrivons chez eux vers 18h40, et profitons des dernières lueurs sur le port. Et oui, la nuit tombe déjà, 2 heures plus tôt qu’à Sydney : premier grand changement avec l’Australie !

Roadtrip sur la côte est de la Tasmanie

Roadtrip sur la côte est de la Tasmanie

Du 5 au 11 décembre 2016

L’Overland Track terminé, et déçus de ne pas avoir croisé de diables de Tasmanie, le marsupial carnivore mascotte de cette petite île, nous avons quitté Launceston après une journée de repos en direction de la côte est tasmanienne, connue pour ses magnifiques plages de sable blanc et ses curiosités géologiques.

Jour 1 – A la découverte de la campagne

Nous nous levons tranquillement en ce lundi ensoleillé et je file récupérer la voiture de location dans le centre-ville de Launceston pendant qu’Irène garde les bagages à l’auberge tout en triant nos photos. Nous quittons la ville par le nord : avant de prendre cap à l’est, nous avons décidé de longer la vallée de la rivière Tamar, qui se jette dans le détroit de Bass. Il s’agit d’une vallée viticole assez réputée (en tout cas en Australie) et c’est effectivement la route des vins que nous suivrons tout au long de cette journée.

Notre premier arrêt ne sera pourtant pas un vignoble mais un petit village un peu en surplomb de la vallée, Grindelwad, dont la particularité est d’avoir un look suisse. C’est kitch à souhait, nous nous y promenons rapidement avant de reprendre la route.

Le village de Grindelwad
Le village de Grindelwad

Nous longeons la rivière, qui est en fait un estuaire car l’effet de la marée s’y fait ressentir même jusqu’à Launceston (à 60 km de l’embouchure) et atteignons Greens Beach et le parc national Narawntapu. Nous nous y baladons et profitons d’une grande plage de sable blanc, battue par les vents, pour y déjeuner (plus de couscous, je vous rassure !).

Narawntapu National Park
Narawntapu National Park

Nous repartons ensuite tranquillement, direction la côte est cette fois. La route est parfois sinueuse et nous traversons les quelques vallées qui nous séparent de Pyengana, un petit village de montagne qu’Irène a repéré : on y trouve un fromager élu meilleur de Tasmanie plusieurs années de suite qui apparemment fait des glaces et milkshakes « à tomber ». A notre arrivée, cinq minutes avant la fermeture (16h55, tout ferme à 17h en Australie), on nous propose une dégustation de fromage et effectivement, les vieux cheddars sont du niveau de certains bons goudas hollandais. Nous faisons le plein pour nos futurs pique-niques et, milkshake en main, nous poussons jusqu’aux chutes d’eau de Saint Columba, parmi les plus hautes de Tasmanie avec 90 mètres de chutes.

Des fougères géantes sur le chemin vers les chutes de Saint Columba
Des fougères géantes sur le chemin vers les chutes de Saint Columba
Les chutes de Saint Columba
Les chutes de Saint Columba

Après cette dernière pause, nous rejoignons (enfin !) la côte est, au niveau de Saint Helens, et trouvons un camping gratuit pour la nuit, à quelques mètres de la plage. La tente plantée, je sors le réchaud et… le branche à la bouteille de gaz achetée une semaine plus tôt. Et oui, pendant une semaine sur l’Overland Track, j’étais persuadé que nos bouteilles n’étaient pas compatibles avec le réchaud pourtant acheté en prévision de ce voyage et donc censé être compatible avec tous les modèles de bouteilles. Le mode d’emploi retrouvé à Launceston nous a confirmé que nous nous y prenions mal et finalement, nous avons pu brancher sans soucis le gaz au réchaud. Cette « mésaventure » sur le track aura au moins eu l’avantage d’accélérer notre premier contact avec d’autres randonneurs, même si finalement, nous avions tout le matériel nécessaire pour survivre en autonomie !

Un réchaud qui fonctionne !
Un réchaud qui fonctionne !

Notre repas engloutis, nous nous endormons, n’ayant toujours pas vu de diable de Tasmanie.

Jour 2 – De la Bay of Fires à Freycinet National Park

Nous nous levons au petit matin et profitons de la magnifique plage pour y prendre notre petit déjeuner. Nous avons passé la nuit dans la Bay of Fires, ainsi appelée par les colons car depuis le large une multitude de feux étaient visibles. Ces feux, allumés par les populations aborigènes, avaient pour but de brûler les plantes un peu « trop vieille » afin de laisser la place aux jeunes pousses, plus appétissantes pour les animaux et donc favorisant l’arrivée de gibier.

Bay of Fires
Bay of Fires
Sur la plage du petit déjeuner
Sur la plage du petit déjeuner

La Bay of Fires est constituée de plusieurs plages, du sable blanc sur plusieurs kilomètres, et des rochers aux nuances d’orangé, couleurs données par le lichen qui y pousse. Nous profitons de la matinée pour nous balader sur les différentes plages avant de reprendre la route vers le sud, longeant la côte.

The Gardens - Bay of Fires
The Gardens – Bay of Fires
Une des plages de la Bay of Fires
Une des plages de la Bay of Fires

Nous arrivons à Coles Bay vers 14h, où nous nous posons face à la presqu’île de Freycinet pour pique-niquer. Nous passons ensuite réserver un emplacement au camping du parc national Freycinet, qui donne également sur la plage et décidons d’entamer une randonnée de quelques heures dans la presqu’île. Après une première montée rapide de trente minutes, nous atteignons un point de vue sur Wineglass Bay, élue dans les 10 plus belles plages du monde, vers laquelle nous redescendons. L’origine du nom de la baie n’est pas clair mais tous les éléments géographiques alentour portent des noms français, car cette région a été « découverte » et nommée d’après les membres d’équipage de l’expédition de Nicolas Baudin, en 1802. Nous profitons du beau temps à l’abri du vent pour y faire quelques photos, mais pas de baignade, l’eau est vraiment fraîche.

Wineglass Bay depuis le point de vue
Wineglass Bay depuis le point de vue
Wineglass Bay
Wineglass Bay

Nous continuons ensuite la boucle autour de cette partie du parc, passant par une lagune (un lac coincé entre les deux plages) puis vers une deuxième plage, Hazards Beach (mais aucun danger, c’est seulement le nom d’un des premiers habitants de la région) et terminons notre tour dans la végétation. La boucle de 11 km nous a pris 3h30 en comptant les longues pauses sur les plages, dans des paysages qui rappellent à la fois la Corse et la Bretagne.

Hazards Lagoon
Hazards Lagoon
Un coquillage sur Hazards Beach
Un coquillage sur Hazards Beach
Hazards Beach
Hazards Beach
Un bébé pademelon sur le chemin
Un bébé pademelon sur le chemin

Nous nous dépêchons de rentrer au camping planter la tente et profiter du coucher de soleil en dégustant un plat de pâtes carbonara sur la plage.

Jour 3 – De Freycinet à la presqu’île de Tasman

Comme la veille, nous prenons le petit déjeuner sur la plage avant de nous balader plus au nord du parc : nous allons jusqu’au phare de Cape Tourville (encore un français !) qui offre un point de vue sympa sur la pointe puis nous reprenons la voiture, toujours vers le sud.

Notre campement en bord de mer
Notre campement en bord de mer
Le Cap Tourville
Le Cap Tourville

Après un arrêt pique-nique en route en surplomb d’une plage (décidément) et sous l’œil de mouettes qui visiblement en veulent à notre casse-croute, nous allons jusqu’à la presqu’île de Tasman. La presqu’île possède deux particularités :

  • D’un point de vue géologique, les mouvements des plaques tectoniques ont « prédécoupé » les roches des bords de mer, facilitant le travail des vagues et de l’érosion, qui creusent la falaise de manière très « carrée », ce que nous découvrirons le lendemain.
  • D’un point de vue de la faune, la presqu’île est un sanctuaire pour les diables de Tasmanie sains. En effet, depuis quelques années un cancer de la face ravage la population de diables de Tasmanie. Ce cancer se transmet par simple contact (morsure) entre deux animaux et est incurable. La presqu’île de Tasman étant accessible par une mince bande de terre, Eagle Hawk Neck, la population de diables est contrôlée afin d’empêcher la maladie d’arriver sur cette réserve.

Nous poussons jusqu’à Port Arthur, ancienne ville de bagnard (la Tasmanie était une des îles où la couronne envoyait ses bagnards au XIXè et début du XXè siècle) mais ne visiterons pas le bagne, faute de temps. Nous allons jusqu’à Fortescue Bay, une jolie plage située au bout d’une piste non goudronnée de 12 km où nous campons après un barbecue en bord de mer.

Un barbecue en fin de journée
Un barbecue en fin de journée

Jour 4 – Péninsule de Tasman

Nous avions été épargnés jusqu’à présent, elle nous a rattrapé : la pluie ! Nous nous réveillons au son des gouttes d’eau sur la toile de notre tente et trainons avant de nous motiver pour sortir, remballer tant bien que mal le tout et remonter en voiture. L’averse nous ayant découragés, nous retournons à Port Arthur prendre un café et profiter du wifi pour effectuer quelques réservations d’auberges en prévision de la fin de notre séjour australien.

N’ayant toujours pas eu l’occasion de voir les fameux diables de Tasmanie et comme nous sommes au cœur de leur habitat, nous décidons de passer un peu de temps au zoo. A l’Unzoo plus exactement, qui est un zoo où les animaux sont en semi-liberté.

Certains, comme les diables, sont dans des enclos très grands où ils peuvent gambader à leur guise, mais en contrepartie ne sont pas toujours visible par le public. Pour satisfaire les consommateurs que nous sommes, des sessions de nourrissage sont organisées régulièrement, permettant de voir ces curieux animaux de près.

Deux quolls
Deux quolls
Le fameux diable de Tasmanie
Le fameux diable de Tasmanie

Les kangourous et pademelons sont également en semi-liberté et là, c’est à nous de leur donner à manger. Nous nous y donnons à cœur joie, les animaux n’étant pas farouches.

Les kangourous ont la vie douce
Les kangourous ont la vie douce
Les humains aussi !
Les humains aussi !
Miam !
Miam !
Selfie avec des kangourous, un grand classique !
Selfie avec des kangourous, un grand classique !

Nous verrons également quelques quolls, différents oiseaux dont plusieurs perroquets recueillis par le zoo et des wallabies en liberté. Car en effet, l’Unzoo se veut aussi être un refuge pour les animaux des alentours et la propriété n’est pas clôturée, laissant ainsi aller et venir les oiseaux et autres marsupiaux, qui viennent parfois s’y nourrir.

Un couple de perroquets
Un couple de perroquets
Un laughing Kookaburra
Un laughing Kookaburra
Qui veut jouer à Angry Bird ?
Qui veut jouer à Angry Bird ?

Nous passons près de 3h dans le parc en profitant des nombreuses visites guidées / conférences proposées, sur la faune & la flore. Comme il est encore tôt dans l’après-midi et que la météo s’avère plus clémente (le soleil est revenu !), nous décidons de nous rendre à Pirates Bay pour une petite randonnée d’1h30 le long des falaises, nous faisant découvrir les fameux découpages de la roche où les vagues viennent s’écraser avec force et fracas.

Les falaises de la péninsule Abel Tasman
Les falaises de la péninsule Abel Tasman

Une heure de route nous séparant de Hobart, nous avions décidé le matin même d’y passer la nuit. Nous nous installons donc dans une des nombreuses auberges de cette ville, à la nuit tombante, où nous passons une bonne partie de la soirée à discuter de nos quelques jours sur la côte avec des français fraîchement arrivés en Tasmanie. La météo pour le lendemain étant incertaine, nous ne savons pas en allant nous coucher quel sera le programme.

Jour 5 – Bruny Island

Quelques minutes après s’être couché dans nos lits respectifs dans un dortoir de 8 places, un de nos colocataires d’un soir rentre et s’installe bruyamment dans son lit, sous le mien (nous dormons en lits superposés). Il se met à manger des céréales (à minuit, tout va bien) de façon très discrète et enchaîne sur une pomme bien croquante. Celle-ci terminée, je me dis que je vais enfin pouvoir dormir, mais ce n’est sans compter sur le fait que notre « ami » s’est endormi immédiatement et qu’il ronfle. Notre premier ronfleur du voyage ! Je me dis que ça va passer mais hélas, ses ronflements empirent et notre artiste ponctue ceux-ci de ses retournements, ayant visiblement le sommeil agité, faisant trembler son lit et le mien par la même occasion. Bref, après avoir somnolé plus ou moins jusqu’à 4h du matin, je commence à organiser notre journée du lendemain sur mon téléphone puis nous finissons par craquer et allons nous poser dans la salle commune de l’auberge vers 6h du matin, avec une couette et le PC.

La météo ayant l’air de s’améliorer au sud d’Hobart, à l’inverse de celle des montagnes, nous décidons donc de passer une journée (et la prochaine nuit) sur l’île Bruny. Pour y accéder, il faut prendre le ferry à Kettering, à 40km au sud d’Hobart, pour une traversée de 15 minutes. Nous nous endormons dans le canapé et nous réveillons avec les premiers clients de l’auberge qui viennent prendre leur petit déjeuner, vers 7h. Nous prenons la route vers 9h après un petit déjeuner, attrapons le ferry de 10h et nous voilà sur Bruny Island, loin des ronfleurs !

Le ferry nous dépose sur la partie nord de l’île, qui fait au total 60 km de long, et qui a pour particularité d’être divisée en deux parties, séparée par une étroite bande de terre et de sable : le Neck.

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Le Neck de Bruny Island

Le temps étant toujours mitigé, l’amélioration est prévue pour l’après-midi, Irène repère dans le guide plusieurs arrêts possibles sur la route du Neck. Nous nous arrêtons donc d’abord dans une fromagerie où nous craquons pour un fromage local qui nous rappelle les vieux fromages coulants français puis chez un marchand de miel où nous faisons le plein. Nous atteignons le Neck après quelques kilomètres, et grimpons jusqu’au point de vue battu par les vents, pile au moment où une éclaircie se présente. On apprend également que le Neck est un lieu de nidation de petits pingouins, qui passent leur journée en mer avant de rentrer dormir dans leur nid à la nuit tombée. Rendez-vous pris pour le soir…

Nous continuons jusqu’à l’est de l’île du Sud, vers Adventure Bay, où nous attend un départ de randonnée jusqu’au Fluted Cape qui promet des paysages sympathiques. Malheureusement, à midi, toujours pas d’amélioration, les averses s’enchaînent et ne semblent pas diminuer en intensité. Nous nous garons, décidons de pique-niquer dans la voiture (fromage frais, baguette fraiche, bière locale, issus de la fromagerie / brasserie visitée le matin). Nous voyons d’autres touristes plus courageux tenter une sortie mais la plupart reviennent rapidement à leur voiture. Vers 13h, une accalmie semble se présente, nous décidons de tenter notre chance et partons pour une boucle de 5,4 km.

Après une quarantaine de minutes, nous arrivons à Grass Point, sans avoir subi de grosses averses et les prévisions d’améliorations semblent se réaliser. Nous décidons donc de continuer le circuit, en grimpant jusqu’au Fluted Cape, d’où la vue sur les falaises avec le Neck en arrière-plan est magnifique. Après 2h de randonnée (et près d’une heure de pause cumulée), nous voilà de retour à la voiture.

Irène en pleine concentration
Irène en pleine concentration
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La vue depuis Fluted Cape

Nous décidons d’aller voir le phare situé tout au bout de l’île, à Cape Bruny. Près d’une heure de route plus tard, sur des routes non goudronnées, nous arrivons sur une pointe battue par les vents. Les alentours du phare sont assez exposés, on se croirait à la pointe Saint Mathieu un jour de tempête ! Nous prenons quelques photos, mais ne nous attardons pas, il est presque 18h et il faut passer faire des courses avant la fermeture de la seule épicerie de l’île !

Les routes non goudronnées
Les routes non goudronnées
Ca souffle !
Ça souffle !
Le phare du cap Bruny
Le phare du cap Bruny
Les maisonnettes des gardiens du phare
Les maisonnettes des gardiens du phare

Retour sur les pistes non goudronnées, arrivée à Alonnah où se situe également le seul pub de l’île. Nous regardons le menu qui a l’air alléchant et décidons de réserver pour 19h30, le temps d’aller planter notre tente dans l’un des campings publics de l’île. Nous retournons donc vers le Neck, où un camping des parcs nationaux nous attend, à quelques mètres de la plage (une constante en Tasmanie !) et une fois installés, nous retournons au pub pour un super dîner, très (trop ?) copieux. Irène savoure les coquilles saint Jacques péchées près de l’île et moi un poulet élevé en plein air sur l’île. La nourriture est de qualité, les bières (locales) sont bonnes, nous avons le droit à un coucher de soleil dégagé derrière la baie vitrée, parfait !

Nous rentrons prudemment vers le camping, la nuit étant tombée nous ne voulons pas écraser un wallaby ou un possum. Mais avant de nous coucher, nous décidons de retourner au Neck pour observer le retour des pingouins. Nous nous plaçons donc dans l’observatoire installé à cet effet et attendons avec les quelques autres courageux, tentant de nous réchauffer tout en gardant le silence. Après une demi-heure d’attente et alors que nous sommes quasiment les derniers, nous décidons finalement de rentrer nous coucher, la visibilité étant nulle, nos chances d’effectivement voir des pingouins sont très faibles.

Jour 6 – Retour à Hobart

Après une nuit calme, sans ronflements, nous nous levons tôt pour attraper le ferry de 9h30 et arriver dans la matinée à Hobart. Objectif de la journée : visiter le marché de Salamanca à Hobart donc, un grand marché qui s’y tient tous les samedis et où les artisans de toute la Tasmanie viennent vendre leurs productions.

Nous arrivons sur le marché vers 10h30 et parcourons les allées où se mêlent stands de nourriture sucrée ou salée, vendeurs d’objets sculptés dans du bois de Tasmanie, marchands de T-shirts et bibelots pour touriste et quelques marchands de fruits & légumes. On repère assez vite, en fonction de l’originalité des pièces exposées, les stands où les artisans vendent une production qui semble unique et en quantité limitée de ceux qui vendent un énième objet probablement produit de manière plus industrialisée. Nous faisons quelques achats, grignotons sur le marché et après quelques heures à s’y balader, nous décidons de nous en écarter pour découvrir le reste d’Hobart que nous n’avons pas eu l’occasion de visiter deux jours auparavant.

Le marché de Salamanca
Le marché de Salamanca

Nous passons donc par le quartier de Battery Point, puis longeons les quais jusqu’au différentes jetées où les ferries proposent des excursions à la journée.

Battery Point
Battery Point
La baie d Hobart
La baie d’Hobart
Le port
Le port d’Hobart
Un beau navire dans le port dHobart
Un beau navire dans le port d’Hobart

Nous flânons dans des galeries d’art aborigène et continuons jusqu’à une des microbrasseries réputées d’Hobart : la Hobart Brewing Co. Nous décidons d’y faire une pause pour évaluer les options qui s’offrent à nous pour la soirée, à savoir : trouver une auberge à Hobart et rester dans la ville qui nous a peu enchanté jusqu’à présent ou faire un peu de la route qui nous sépare de Launceston où nous devons être le lendemain soir. Nous optons pour cette deuxième alternative et nous repérons une ville sur la route qui possède une aire de camping gratuite.

Petite pause réflexion
Petite pause réflexion

Notre demi dégusté, nous rejoignons la voiture et c’est parti pour Oatlands à 80 km de Hobart. Nous faisons quelques courses sur la route et une fois sur place, nous installons notre tente au bord du grand lac avant d’entreprendre nous faire à manger sur l’un des barbecues en libre-service mis à disposition par la municipalité.

Jour 7 – La boucle est bouclée

Réveil matinal pour un dimanche, au doux son de la voix d’un campeur qui décide de téléphoner à sa grand-mère dès 7h30, nous faisant profiter par la même occasion de sa conversation. Peu importe, nous avons bien dormi même s’il faisait un peu froid au bord de ce lac. Nous petit-déjeunons et laissons la tente sécher pendant que nous profitons du relatif beau temps pour marcher le long du lac puis dans le village de Oatlands.

Camping en bord de lac
Camping en bord de lac
Le lac d'Oatlands et son moulin
Le lac d’Oatlands et son moulin

Nous y voyons quelques anciens bâtiments, dont un moulin un vent entièrement restauré et qui produit de nouveau de la farine. Oatlands, de par son emplacement sur l’axe entre Hobart et Launceston, est historiquement une ville étape sur cette route, ce qui explique peut-être l’aire d’accueil très bien équipée et ouverte au public.

Nous reprenons la route vers le nord et nous arrêtons une heure plus tard à Ross, ville étape de l’axe Hobart-Launceston connue pour son pont aux 186 motifs sculptés, dont la construction a été supervisée par deux bagnards, affranchis lorsque l’ouvrage fût fini. Après un petit tour dans la ville, nous nous arrêtons quelques dizaines de minutes au musée de la laine, auquel est accolé un musée historique sur la région. Aucun des deux ne nous laissera un souvenir grandiose : les panneaux explicatifs s’enchaînent sans vraie logique et il est parfois difficile de suivre le cours de l’histoire tasmanienne juste en les lisant… Nous aurons néanmoins appris que la région produit une laine mérinos de très bonne qualité et que les éleveurs de moutons de la région remportent quasiment tous les ans la médaille récompensant la meilleure laine. Bon, il se trouve que le concours est ouvert à tous mais que visiblement, peu d’autres éleveurs le connaissent et y participent, ça aide !

Le pont de Ross
Le pont de Ross

Après un pique-nique en face du vieux pont et sous l’œil de mouettes intéressées, nous reprenons la route, direction Launceston où nous arrivons dans l’après-midi. Parfait, cela nous laisse le temps de profiter de la terrasse de l’auberge pour trier des photos, travailler sur blog et lire quelques infos sur Sydney, notre étape du lendemain !

On part au soleil ! 

On part au soleil ! 

16 décembre 2016

On quitte la pluie australienne pour se réchauffer en Nouvelle-Calédonie ! Enfin… Si on arrive à monter dans l’avion car l’enregistrement est particulièrement lent.

Les 5 derniers jours nous ont permis de découvrir une ville aux multiples facettes, entre le quartier d’affaires et  ses deux tours EY, le quartier historique de The Rocks, Manly et Bondi beach.

L’Overland track : 120 km de rando en 7 jours, un vrai défi ! 

L’Overland track : 120 km de rando en 7 jours, un vrai défi ! 

Du 27 novembre au 3 décembre 2016

Voilà une semaine que nous avons fini cette sacrée randonnée de 7 jours à travers les montagnes tasmaniennes ! Nous en sommes fiers mais bien sûr, il y a eu quelques moments un peu plus durs. Retours sur nos péripéties.

Jour 1 : début de la randonnée et ascension de Cradle Mountain (6 h de rando pour 12,7 km)

La navette réservée par Thomas vient nous chercher devant notre auberge à 8h précise en ce dimanche matin ensoleillé. Nous avons regardé la météo avant de partir, les prochains jours s’annoncent cléments.

La navette fait le tour de Launceston pour récupérer les vaillants marcheurs dont quelques-uns seront nos précieux compagnons pour la suite des aventures. Après une heure de route, nous faisons un bref arrêt dans le village de Sheffield, où nous découvrons quelques dizaines de fresques illustrant tantôt la vie au début du siècle tantôt la nature avoisinante. Nous nous surprenons à rêver de hamac alors que nous avons bien conscience que les prochains jours ne seront probablement pas de tout repos !

Quelques fresques de Sheffield
Quelques fresques de Sheffield

Nous reprenons la route et le chauffeur nous dépose au sein du parc. Nous récupérons les pass pour le parc (valables pour deux mois dans l’ensemble des parcs tasmaniens), envoyons notre dernier message électronique avant de couper les communications pour une semaine, et embarquons dans une deuxième navette. Quelques minutes plus tard, ça y est… nous sommes au point de départ de cette fameuse randonnée tant attendue ! Une petite photo de nous encore frais, souriants et motivés et hop !

C'est parti pour 7 jours !
C’est parti pour 7 jours !
Le petit chemin...
Le petit chemin…

Les premiers pas sont aisés : nous apercevons un wombat (rongeur au format d’un petit ourson), les montagnes se dessinent au loin et nous poussent à avancer sur des « boardwalks » bien construits. Les sacs pèsent néanmoins sur nos épaules et nous ne regrettons pas nos investissements qui répartissent leur poids (autour de 18 kg) de manière homogène sur nos hanches. Notre premier arrêt, après une heure de marche sera au bord de Crater Lake, où nous pique-niquons (couscous et œufs durs). Puis 30 minutes plus tard, nous atteignons le Marion’s Lookout après la pente la plus raide du parcours.

Dure dure la grimpette !
Dure dure la grimpette !
Première grimpette, OK !
Première grimpette, OK !
Dove Lake
Dove Lake
Marion's Lookout, sur le chemin vers le sommet
Marion’s Lookout, sur le chemin vers le sommet

Après quelques photos, nous repartons et 30 minutes plus loin, faisons halte au pied de Cradle Mountain, une montagne au relief très découpé, première étape complémentaire de la randonnée.

Craddle Mountain
Craddle Mountain

En effet, le tracé de l’Overland Track comprend 78 km et propose un certain nombre de randonnées complémentaires (side trips) permettant de grimper au sommet des monts bordants le chemin ou de découvrir des curiosités du paysage (chutes d’eau…).

L’ascension est intense, heureusement que nous avons laissé les gros sacs en bas, car nous devons régulièrement utiliser nos mains pour escalader les rochers qui nous mènent au sommet. Une vue incroyable s’offre à nous, avec quelques parcelles de neige tombée quelques jours plus tôt ! Une bien belle récompense. Nous redescendons récupérer nos sacs et dégustons nos premières barres céréalières. L’escapade a duré 2h.

Contemplation au sommet
Contemplation au sommet
De la neige sur Craddle Mountain
De la neige sur Craddle Mountain
Vue depuis Craddle Moutain
Vue depuis Craddle Moutain
Au sommet de Craddle Mountain
Au sommet de Craddle Mountain

Nous reprenons la route pour deux heures jusqu’au premier refuge à Waterfall Valley. Sur la route, nous apercevons Barn Bluff, un autre sommet qui fait l’objet d’un side trip mais il est trop tard (et nuageux) pour qu’on le tente aujourd’hui. Ce n’est que partie remise.

Sur la route
Sur la route, Craddle Mountain à gauche, Barn Bluff au loin

J’ai le plaisir d’y photographier quelques animaux dont une femelle wallaby et son petit.

Les animaux rencontrés sur le track
Les animaux rencontrés sur le track

Au moment de préparer le dîner, nous constatons qu’en fait notre réchaud n’est pas compatible avec les bonbonnes de gaz achetées à Launceston ! Le drame ! Un groupe de 3 australiens très sympas a eu la gentillesse de nous en prêter un. Cela nous fait un point d’accroche et nous discuterons régulièrement avec eux autour de leur réchaud dans les prochains jours ! L’histoire du réchaud ne s’arrête pas là…. elle continue dans le prochain article sur notre virée tasmanienne, d’ici là, je garde le suspens.

Jour 2 : de Waterfall Valley à Windermere (6h de rando pour 17,8 km)

Après une première nuit fraîche, nous retournons sur nos pas, sans nos gros sacs à dos que nous laissons au refuge, pour s’attaquer à Barn Bluff, quatrième plus haut sommet de Tasmanie. Difficile néanmoins de garder le sourire (en tout cas pour moi qui suis un peu fatiguée, courbaturée et qui se demande comment survivre aux 6 jours restants). Heureusement, peut-être, les nuages entourent le sommet de Barn Bluff. Aussi, par prudence, nous nous arrêtons au pied de la dernière session de grimpe qui promettait d’être encore plus ardue que l’escalade de Cradle Mountain ! Cette première étape nous prend 3h.

Barn Bluff sous les nuages
Barn Bluff sous les nuages

Nous retournons manger au refuge, plions la tente et cherchons la motivation pour remettre nos sacs sur le dos. C’est à ce moment qu’un ranger vient à notre rencontre, nous accordant 5 minutes de répit, le temps de se présenter pour un pointage en bonne et due forme : tout au long du track il est demandé aux randonneurs de noter dans chaque hutte leurs objectifs (hutte suivante, side trips prévus) pour la journée suivante et des rangers font régulièrement la randonnée à contresens afin de vérifier que personne ne manque à l’appel.

Nous repartons et après une heure de marche sur terrain relativement plat, nous atteignons la jonction pour une autre rando complémentaire menant au lac Will, à 30 minutes de marche. Nous laissons nos gros sacs et y allons.  Nous découvrons sous les nuages le lac entouré de fleurs aux tonalités orangées et Barn Bluff qui se découpe au loin.

De nouveau 30 minutes de marche pour rejoindre le chemin principal, puis direction le deuxième refuge, à Windermere, que nous atteignons en 1h. Nous avons la satisfaction de conserver un bon rythme de marche malgré la charge. Ainsi, le trajet Waterfall Valley-Windermere estimé à 2h30 / 3h30 de marche ne nous en a pris que deux. Il faut bien reconnaître que la météo favorable aide aussi.

En route vers Windermere Hut

En route vers Windermere Hut

Nous plantons la tente sur une plateforme en bois aménagée et dînons dans le refuge, à l’abri du vent et le réchaud fonctionnel de nos amis australiens nous servira encore une fois. Nous nous couchons tôt pour affronter la journée du lendemain où 16,8 km nous attendent, planifiés en 5-7h d’après notre documentation. Cette étape crée l’émoi et constitue, lors du repas, l’objet de nombreuses discussions parmi les randonneurs : il s’agit pour beaucoup de la plus longue journée.

Voilà une tente bien arnachée
Voilà une tente bien arnachée

Comme nous avons eu froid la nuit précédente, nous nous couvrons davantage. Me voici donc avec un collant en polaire + des grosses chaussettes en laine + t-shirt + polaire + mon pull entre le drap de soie et mon duvet + ma doudoune au dessus ! Thomas n’est pas en reste et enfile également legging, chaussettes, pull et dépose sa doudoune sur son duvet. Deux chrysalides prêtent pour la nuit !

Deux chrysalides parées pour la nuit
Deux chrysalides parées pour la nuit

Jour 3 : de Windermere à Pelion (4h30 de rando pour 16,8 km)

Nous émergeons vers 8h grâce au soleil qui réchauffe la tente, après une nuit de 10h au moins, probablement la plus froide de notre semaine. La tente rangée, le petit déjeuner avalé, sans boisson chaude car nous n’avons pas de réchaud, nous démarrons la journée !

Le chemin s’avère finalement assez aisé, relativement plat, un peu de boue et des racines, mais pas de difficulté majeure. Nous pique-niquons (du couscous) comme presque tous les randonneurs auprès d’une rivière et arrivons au refuge de Pelion au bout de 4h30, vers 15h. Le nouveau refuge est immense (36 lits) mais nous préférons monter la tente dans les sous-bois pour être plus au calme.

La gadoue, la gadoue, la gadoue...
La gadoue, la gadoue, la gadoue…
Une petite pause s'impose
Une petite pause s’impose
Sur la route vers New Pelion
Sur la route vers New Pelion

Pour nous dégourdir les jambes, Thomas et moi décidons de faire la balade jusqu’au vieux refuge (Old Pelion Hut), construit en 1916 et bien plus sommaire que le nouveau ! Cette balade n’a rien d’exceptionnel. Nous mangeons au refuge et profitons de la vue sur les montagnes alentours, notamment le mont Oakleigh, avant de nous équiper pour la nuit.

Old Pelion, une ancienne hutte de mineurs de cuivre
Old Pelion, une ancienne hutte de mineurs de cuivre
Le mont Oakleigh
Le mont Oakleigh
La vue depuis la hutte de New Pelion
La vue depuis la hutte de New Pelion

Jour 4 : de Pelion à Kia Ora (4h de rando pour 13,8 km)

Réveil à 8h. Nous plions la tente et là, mauvaise surprise pour moi : je vois deux sangsues sur mon gros sac à dos. Nous quittons la pinède pour continuer à ranger nos affaires loin de ces bestioles un peu collantes, mais j’en découvre une sur ma manche et je sens quelque chose de gluant sur ma jambe… j’ai heureusement le temps d’enlever la sangsue avant qu’elle ne morde ! La mésaventure s’arrête ici pour moi.

Nos voisins, quant à eux, ont subi les attaques nocturnes des Black Possum, assez agiles pour déchirer les tentes et ouvrir les fermetures éclairs des sacs pour déguster barres céréalières et mélanges de fruits secs ! Nous avions bien fait de laisser nos sacs dans le refuge depuis le début !

Nous rencontrons une française (la première depuis deux jours !) et une néo-zélandaise, avec qui nous discuterons régulièrement par la suite : Violaine et Chloe. Après quelques minutes de discussion, Thomas et moi partons avec pour objectif d’affronter le plus haut sommet de Tasmanie, le mont Ossa, avant d’atteindre le refuge de Kia Ora, à 8,6 km de là.

Nous arrivons à la croisée des chemins en 1h30, déposons nos gros sacs que nous recouvrons de leurs housses de pluie afin de les protéger des curawongs, des oiseaux chapardeurs qui savent eux aussi ouvrir les fermetures éclairs. Nous mettons pique-nique, crème solaire et vêtements de pluie dans nos petits sacs à dos. La virée au mont Ossa représente 5,2 km avec une partie du chemin dans la neige ! Ça grimpe sec à un moment, là encore nous utilisons nos mains pour vaincre les passages les plus complexes. Le jeu en vaut largement la chandelle : la vue à 360 degrés est époustouflante, la neige encore belle, le soleil est au rendez-vous.

Sur la route vers le Mont Ossa
Sur la route vers le Mont Ossa
L'ascension
L’ascension
Vue depuis le Mont Ossa
Vue depuis le Mont Ossa
Encore quelques dizaines de mètres à grimper
Encore quelques dizaines de mètres à grimper
Pas toujours facile de prendre des selfies
Pas toujours facile de prendre des selfies
Sur le Mont Ossa
Sur le Mont Ossa
Aller plus hauuuuuut !
Aller plus hauuuuuut !

On s’y plaît tellement que nous y restons 1h30, le temps de déguster notre déjeuner, composé de semoule comme pour tous les déjeuners de l’Overland Track. Deux conclusions : (1) la prochaine fois, on cherchera d’autres plats pour alterner, (2) on va attendre un peu avant d’aller manger dans un restaurant marocain !

Nous redescendons à la jonction car il faut bien finir l’itinéraire de la journée. Thomas s’assoie pour contempler le chemin parcouru pendant que je brûle quelques calories et que soudain Dalf se manifeste : la montée ne le tentait pas et il s’est bien gardé de la tenter ! Au fait savez-vous comment Dalf est fabriqué ?

Un dernier regard vers le plus haut sommet de Tasmanie
Un dernier regard vers le plus haut sommet de Tasmanie
Quelques étirements avant de repartir
Quelques étirements avant de repartir
Dalf, faignant, n'a pas tenté l’ascension du mont Ossa
Dalf, faignant, n’a pas tenté l’ascension du mont Ossa

Les sacs sur le dos, nous parcourons les kilomètres restant vers Kia Ora en une bonne heure. Nous décidons de nous nettoyer rapidement dans la rivière qui longe le refuge : c’est frais, très frais ! Petite surprise pour Thomas : une sangsue s’est entichée de son pied, mais face à mon courroux, elle nous laisse tranquille. Ouf !

C'est froiiiid !
C’est froiiiid !
Un brin de toilette
Un brin de toilette

Quelques animaux tiennent compagnie aux courageux campeurs : des pademelons, petit wallaby tasmanien, des oiseaux et un eastern quoll. Nos photos ne sont pas concluantes, mais promis, je me suis rattrapée plus tard au zoo.

Jour 5 : de Kia Ora à Pine Valley (9h de rando pour 22 km)

Nous décidons de mettre le réveil à 7h30 pour cette cinquième journée car après discussions avec Violaine et Chloe, nous choisissons tous les quatre de pousser jusqu’à Pine Valley, une étape complémentaire nécessitant une nuit à l’écart du tracé initial : c’est bon nous sommes assurés d’avoir un réchaud grâce aux filles ! Thomas et moi souhaitons également prendre le temps d’admirer les cascades prévues sur les side trips de l’étape initiale. Au total, cela rajoute 12 km.

Notre premier arrêt se fait donc aux chutes Fergusson, que nous pouvons presque toucher, et chutes D’Alton, que nous voyons de plus loin. Les deux chutes nous plaisent beaucoup. Nous grignotons quelques fruits secs avant d’atteindre la troisième chute : Hartnett, à quelques kilomètres. Cette fois-ci, un petit chemin nous mène au pied des chutes ! Trois belles chutes bien différentes.

Ferguson Falls, on peut presque la toucher
Ferguson Falls, on peut presque la toucher
D'Alton Falls
D’Alton Falls
Hartnett Falls
Hartnett Falls

Au bout de 5h30 de randonnée, incluant les petites pauses gourmandes, nous arrivons au refuge de Windy Ridge, où nous retrouvons Violaine et Chloe. Nous y restons une grosse heure pour faire le plein d’énergie au soleil, puis partons tous les quatre vers Pine Valley. Cette dernière partie de journée s’avère longue et assez fastidieuse entre la boue et les racines humides sur lesquelles nous glissons de temps en temps. La fatigue se fait certainement également sentir. Heureusement, la variété des paysages nous captive : on passe de forêts d’eucalyptus en forêts tropicales, de plaines fleuries à des endroits humides. Deux ponts suspendus nous redonnent également le sourire le temps de passage en équilibre au-dessus des rivières.

Thomas dans la Rainforest
Thomas dans la Rainforest
Ouiiiiii, un pont suspendu !
Ouiiiiii, un pont suspendu !

Nous arrivons à 19h30, éreintés, au refuge où Thomas et moi décidons de dormir, les espaces pour les tentes étant bien trop boueux voire transformés en flaques.

Jour 6 : de Pine Valley à Narcissus (6h30 de rando pour 11,7 km)

Il pleut ! Nous ne pouvons pas nous plaindre, c’est le premier matin pluvieux. La veille, nous hésitions entre deux rando : L’Acropolis ou le Labyrinthe. Compte-tenu de la météo, nous ne pouvons pas tenter l’ascension de l’Acropolis, qui comprend une partie d’escalade, bien trop risquée sur roches humides et glissantes. Nous voilà donc partis pour le Labyrinthe, en compagnie de Violaine et Chloe, sans les gros sacs à dos que nous laissons dans le refuge. Nous nous perdons un peu dans les buissons qui labourent nos sur-pantalons étanches mis par précaution mais atteignons finalement le point de vue extrêmement venteux en 1h30. Nous admirons la vue et prenons un bain de soleil avant de redescendre au refuge de Pine Valley. L’aller-retour nous prend 4h.

jour-6-labyrinthe

Après avoir mangé au soleil sur l’hélipad, nous retournons à la hutte récupérer nos sacs à dos. En nous en approchant, nous humons un doux fumet de viande grillée qui nous fait saliver et nous confirme que nous sommes bien carnivores. Une famille tasmanienne est en train de cuisiner un vrai repas dans la hutte. En effet, celle-ci est accessible depuis le lac St Clair sans réservation, ne faisant pas partie de l’Overland Track. Nous discutons rapidement avec eux mais quittons les lieux avant de céder à des pulsions incontrôlables !

Nous faisons route vers Narcissus où nous arrivons après 2h30 de marche assez aisée sur terrain relativement plat. Le refuge est très sympathique, d’autant que les randonneurs présents ont allumés le poêle : une douce chaleur se diffuse. Nous plantons nos tentes près d’une très jolie rivière – Narcissus – et profitons des dernières lueurs du jour avant de nous réfugier bien au chaud pour manger. Avant cela, je tente en vain de trouver des ornithorynques, normalement visibles après 20h00.

Route vers Narcissus
Route vers Narcissus
Narcissus
Narcissus

Il fait si bon dans le refuge que nous entamons une partie de carte avec nos compagnes en sirotant nos tisanes, jusqu’à 22h ! Notre première veillée sur le territoire australien après une magnifique journée.

Jour 7 : de Narcissus à Cynthia Bay (4h30 de rando pour 17,5 km)

Dernier jour déjà ! Nous nous levons tranquillement, profitant du calme et du soleil et partons vers 10h pour attaquer le dernier tronçon de l’Overland Track en longeant le lac St Clair. Après deux heures de marche, nous pique-niquons à Echo Point, une minuscule hutte au bord de l’eau, la plus petite du track (8 places), avant de rejoindre le Visitor Center. La totalité de ce dernier trajet nous prend 4h30, mais nous n’en garderons pas un souvenir impérissable. Il s’agit d’un chemin semé de bûches, de racines, de boue, qui monte et qui descend, d’où l’on aperçoit à peine le lac alors qu’on le longe ! A refaire, peut-être que nous nous laisserions tenter par le ferry, qui coûte quand même 40 $ (28 €) / personne mais qui permet d’esquiver ces derniers 18 km.

Pause repas à Echo point
Pause repas à Echo point
Arrivée à Cynthia Bay
Arrivée à Cynthia Bay

Nous n’avons croisé qu’un seul serpent (un serpent tigre) mais il parait que lorsque le temps est plus chaud, certains marcheurs en croisent une vingtaine sur ce tronçon. Attention donc, si vous faites la rando en plein été !

Le chauffeur de la navette étant déjà sur les lieux, et comme nous sommes les seuls à rentrer avec la navette ce jour-là, nous partons pour Launceston avec 1h d’avance par rapport au programme, ce qui nous permet d’arriver plus tôt à l’auberge Arthouse, prendre une bonne douche bien méritée et un repas (indien) en ville. Fin d’un beau périple !

Fin de l'aventure !
Fin de l’aventure !

Mes impressions…

Finalement 7 jours, cela passe vite. C’est sûr que les derniers jours avec des sacs un peu plus léger étaient plus facile. C’est sûr aussi que croiser matin et soir la même petite vingtaine de personnes, échanger des menues nouvelles et conseils, ça donne l’impression de vivre dans son petit monde. Enfin, la météo favorable, les couleurs printanières des nombreuses fleurs, les parties de cache-cache avec les wallabies… tous ces ingrédients ont largement contribués à construire d’excellents moments et souvenirs pour une expérience inoubliable !

… et celles de Thomas

Des paysages magnifiques et changeant constamment. Les nombreux commentaires des blogs et sites parlant de l’Overland Track rapportent souvent que l’on peut vivre les 4 saisons dans une même journée. Ayant eu la chance d’avoir une météo clémente tout au long du parcours, c’est plutôt la variété des paysages que je retiendrais : sur une même étape, il est courant de traverser différents types de forêts, de la lande et des bocages marécageux, tantôt ensoleillés, tantôt battus par les vents.

L’Overland Track, c’est aussi des rencontres : la plupart des randonneurs présents dans la navette le premier jour voyageaient au même rythme. Ainsi, même si chacun marche à sa vitesse, chaque soir on retrouve les mêmes personnes avec qui on échange quelques mots au début (pour emprunter un réchaud par exemple…), des conseils sur les side trips, des anecdotes sur les animaux chapardeurs… Puis, de fil en aiguille, on finit par échanger nos adresses emails les derniers soirs, lorsque nos chemins se séparent, afin de s’envoyer des infos sur les autres randonnées à voir de par le monde ou les bons restaurants de Sydney.

Comme le dit si bien la brochure, l’Overland Track c’est « une randonnée, plusieurs voyages » !

Vol 746 pour Sydney

Vol 746 pour Sydney

12 décembre 2016

Après une semaine passée à se balader le long de la magnifique côte Est de Tasmanie, nous décollons ce lundi matin direction Sydney pour la dernière étape de notre voyage en Australie.

Overland Track : les préparatifs

Overland Track : les préparatifs

26 novembre 2016

Pour vous faire patienter en attendant la parution de notre (très) long article résumé de l’Overland Track, voici quelques infos pratiques à son sujet. On ne sait jamais, peut-être que ça donnera des idées à certains !

Nos préparatifs

L’Overland Track, ça ne s’improvise pas : jugée par certains comme une des dix plus belles randonnées du ronde, c’est surtout une randonnée de près de 80 km sans les « à côté » (nous en ferons environ 120 au total avec tous ces side trips), sur laquelle la météo peut changer d’un instant à l’autre, montagnes et Tasmanie obligent (j’entends les mauvaises langues dirent « comme en Bretagne »). Certains randonneurs vivent parfois les 4 saisons en une étape avec de la neige en été au dessus de 1000 mètres. D’ailleurs, à l’heure où j’écris ces lignes, ils annoncent des flocons au dessus de 800 m…

La rando traverse le parc national Cradle Mountain – Lake Saint Clair et, celle-ci étant très prisée, un quota a été fixé il y a plusieurs années pour les départs entre le 1er octobre et le 31 mai : seuls 60 randonneurs peuvent prendre le départ chaque jour sur cette période (dont 34 « indépendants », les autres places étant réservées aux groupes avec guides) et la marche se fait exclusivement du nord au sud. Les réservations ouvrent au 1er juillet et, selon la période, les quotas se remplissent très vite (décembre, janvier et février étant très prisés). Le reste de l’année, les départs et le sens de parcours sont libres (mais les conditions climatiques encore plus extrêmes, expérience requise !) et la randonnée est gratuite. Car oui, pour avoir un permis de randonner en saison, il faut débourser 200 $ australiens soit 140 € par personne.

Le coût d’entrée se justifie par l’accès, à chaque étape, à des huttes au nombre de place limité, des toilettes sèches dont le contenu est évacué par hélicoptère et l’entretien général du track où de nombreux passages marécageux sont couverts d’allées faites de planches (les boardwalks).

A ce budget initial, il faut ajouter les droits d’entrée dans les parcs nationaux de Tasmanie (60 $ pour deux soit 42 €), le transport depuis / jusqu’au parc (120 $ / personne pour nous via McDermott soit 84 €) et bien sûr la nourriture et le matériel à porter pour une semaine !

En ce qui concerne le matériel justement, le site des parcs nationaux fournit une liste des objets recommandés dont un certain nombre obligatoires :

  • Une tente, car le nombre de places en hutte est limité. Chaque hutte est composée de un ou plusieurs dortoirs, et peut loger de 16 (Windermere) à 36 personnes (New Pelion). Pour notre part, nous préférions le calme de notre tente et avons dormi une seule fois en hutte, pour éviter de planter notre tente dans une flaque d’eau ! De manière générale, sur les étapes « officielles », il y a de nombreux emplacements pour les tentes, soit sur l’herbe soit sur des plateformes en bois avec points d’attache. Lors de la rando, il y avait toujours des places restantes en hutte, mais cela été probablement dû aux conditions météo favorables !
  • Un sac de couchage, utile en hutte et tente.
  • Un coupe-vent imperméable.
  • Un t-shirt manche longue en laine, ça tient chaud et sèche plus vite que le coton.
  • Un bonnet et des gants.
  • Des collants en laine, nous les avons utilisés pour nos nuits en tente, souvent fraîches.
  • Des chaussures de randonnées étanches. Les nôtres sont montantes, pas mal pour crapahuter dans la neige. Beaucoup de gens portaient des guêtres en plus, pour éviter que la boue n’entre dans les chaussures. Sans, nous n’avons pas eu ce soucis, mais nos bas de pantalons étaient sales très rapidement.
  • Un sac étanche avec des vêtements secs pour le soir. Pour notre part, nous avions prévu des vêtements de randonnée de rechange (un pantalon et quelques T-shirt supplémentaires) ainsi qu’un pyjama. Nous n’avons pas utilisé le deuxième pantalon et seulement la moitié des T-shirts. Concernant le pantalon, n’ayant quasiment pas eu de pluie, on a pu le porter chaque jour. Si nous devions le refaire, je ne sais pas si on prendrait deux pantalons de rando : nous privilégierons sans doute plutôt un pantalon qui sèche vite. Il est en effet possible de rincer ses vêtements dans les cours d’eau présents près des huttes.

À cette liste minimum obligatoire (lors du départ nous avons dû signer une déclaration sur l’honneur indiquant que nos sacs contenaient ces éléments) s’ajoute une longue liste, que vous pouvez retrouver ici (PDF, 1Mo).

La moitié de nos sacs était composée  de nourriture, et nous avions tout emballé dans des sacs poubelles étanches pour protéger les différents objets des intempéries. Nous n’avons pas peser le tout, mais je pense que cela faisait autour de 18 kg chacun. C’est lourd. Dans les objets superflus : la liseuse, que nous n’avons quasiment pas utilisée, préférant discuter avec les gens ou contempler le paysage (ou encore s’écrouler de fatigue dans la tente).

Niveau nourriture, nous avions :

  • quelques plats déshydratés, des soupes et des nouilles chinoises pour le soir ;
  • de la semoule de couscous, que nous préparions la veille pour le midi, accompagnée de boîtes de thon / pâté de poulet ou d’oeufs durs ;
  • des fruits secs et des barres pour les petites faims ;
  • de la tisane pour se réchauffer ;
  • du chocolat pour se remonter le moral.
Une semaine de nourriture pour l'Overland Track
Une semaine de nourriture pour l’Overland Track

Pour cuire le tout, nous avions deux bouteilles de gaz, une moyenne et une petite « de secours ». Nous n’avons pas terminé la première, ne faisant pas de boisson chaude systématiquement le matin (et sur la fin, tout le monde utilisait un peu le gaz de tout le monde).

Bref, vous l’aurez compris, préparer l’Overland Track demande au moins autant de temps (en cumulé) que de le parcourir. Il y a de nombreuses combinaisons de trajets possibles pour s’y rendre et en partir, depuis Launceston ou Hobart, puis un nombre de jours variable sur le chemin (seule la date d’entrée est fixe lors de la réservation, vous pouvez rester autant de nuits que vous le souhaitez, sans garantie de place en hutte bien sûr).

Nous l’avons fait en sept jours, beaucoup le font en six en remplaçant la dernière étape par un retour en ferry sur le lac Saint Clair mais d’autres en profitent pour faire tous les à côtés et y passer une dizaine de jour, à manger des nouilles…

Quelques ressources

Budget

En ce qui concerne le budget, nous en avons dépensé un total de 1021,59 $ (soit 705,67 €) ce qui fait environ 352 € / personne pour 7 jours soit 50 € / jour. On retombe sur le budget moyen par voyageur estimé généralement pour l’Australie sur le planificateur de voyage.

Sur le total 705 €, nous avons dépensé 155 € pour la nourriture (en comptant les recharges de gaz), la majorité du budget se situe dans les frais de réservation de l’Overland Track + les frais d’entrées pour les parcs de Tasmanie (344 €) ainsi que le transport (170 €). Le reste (36 €) correspond aux quelques achats de matériel (ou location) de dernière minute.

À la recherche du diable de Tasmanie

À la recherche du diable de Tasmanie

5 décembre 2016

Après une journée de repos et de lessive à Launceston, nous voilà repartis pour une semaine sur la côte Est de la Tasmanie, à la découverte des plages et autres sentiers côtiers.

Nous allons bien voir si la Bretagne a du soucis à se faire !

Launceston, deuxième ville de Tasmanie

Launceston, deuxième ville de Tasmanie

Du 24 au 26 novembre 2016

Après notre périple dans le Centre Rouge, nous avons pris l’avion direction la Tasmanie. Arrivés le jeudi 24 novembre à Launceston, nous avons perdu 25°C de température et changé les teintes environnantes pour passer au vert. Retour sur ces deux jours dans la troisième plus vieille ville d’Australie (après Sydney et Hobart).

Arrivée à l’auberge de jeunesse Arthouse Backpacker dans la soirée de jeudi, nous déplions les bagages tant bien que mal dans un dortoir mixte pour six personnes : trois anglais préparent leurs sacs à dos pour un départ le lendemain pour l’Overland Track. Nous échangeons quelques infos, ils bouclent leurs valises et nous réussissons enfin à nous coucher vers minuit.

L'auberge Arthouse Backpacker
L’auberge Arthouse Backpacker

Vendredi : visite de la ville et préparatifs

Le lendemain, réveil à 6h30 pour les anglais, pas du tout discrets, qui claquent les portes et nous réveillent sans gêne aucune. Après leur départ vers 8h, nous dormons un peu avant de nous lever, zoner un peu à l’auberge le temps de trouver les adresses où s’approvisionner pour la semaine à venir.

Première étape donc, nous cherchons du gaz et un loueur de guêtres de rando. Sur les conseils de la réception, nous marchons vers Paddy Pallin, un des nombreux magasins outdoor de la ville (il y en a 5 ou 6, clairement un point de départ de randonneurs). Nous achetons le gaz, et nous laissons le temps de la réflexion avant de louer plutôt des pantalons de pluie sur les conseils du vendeur : les guêtres, censées protéger des serpents sont plutôt inutiles en cette saison où on en voit peu tandis que la pluie est une constante sur l’Overland Track.

Un square à Launceston
Un square à Launceston
Rue piétonne
Rue piétonne
Maisons aux alentours de l'auberge
Maisons aux alentours de l’auberge

Nous poursuivons notre tour des  magasins de randonnée à la recherche de plats déshydratés (peu de choix chez Paddy Pallin) puis déjeunons dans une rue piétonne du sympathique centre ville. Nous décidons de continuer notre balade dans la ville, la météo étant clémente et nos pas (et notre curiosité) nous portent vers une rue en pente que nous grimpons et qui nous mène vers la Cataract Gorge, un parc quasiment au coeur de la ville. Lors de notre ascension, nous ne résistons pas à prendre une photo d’un panneau un peu breton !

Ils ont des chapeaux ronds, vive les bretons !
Ils ont des chapeaux ronds, vive les bretons !
Cataract Gorge
Cataract Gorge

Nous remettons nos emplettes à plus tard et passons une bonne partie de l’après-midi à faire le tour de la gorge. Nous y rencontrons un échidné à nez court, peu farouche, qui se laisse photographier sans broncher ainsi qu’un paon avec lequel je tente d’entamer le dialogue, en vain.

Un echidné à nez court, la seule espèce que l'on trouve en Australie / Tasmanie
Un échidné à nez court, la seule espèce que l’on trouve en Australie / Tasmanie

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Thomas & un paon
Thomas & un paon

Nous quittons la cataracte en admirant le King’s Bridge, qui date de 1864.

King's bridge
King’s bridge

L’heure avançant, nous rejoignons l’auberge pour y déposer nos achats du matin avant d’aller au supermarché pour les courses en prévision de notre semaine en autonomie. En plus des plats déshydratés achetés le matin, nous achetons quelques fruits, de la semoule de couscous (ne m’en parlez plus, ce fût notre déjeuner pendant une semaine), des nouilles instantanées aromatisées au boeuf, des fruits secs, des biscuits pour le petit déjeuner, du chocolat  et des barres énergétiques.

Nous rentrons ensuite à l’auberge dîner avant de ressortir goûter les bières locales dans un très bon bar à bière, le Saint John’s Craft Beer.

Samedi : dépilage de la todo list

Le lendemain matin, nous émergeons doucement et, comme la veille, passons une bonne partie de la matinée dans la salle à manger commune, à préparer l’après Overland Track : réservation de l’auberge pour le retour, location de voiture pour notre semaine en Tasmanie, achat de billet d’avion pour Sydney. Bref, on fait chauffer la carte bleue !

Nous dépilons notre liste de tâches et retournons chez Paddy Pallin louer les pantalons de pluie, qui nous semblent nécessaires pour ne pas passer 3 jours avec un pantalon mouillé. Après une rapide pizza au centre de Launceston, nous nous mettons en quête du dernier élément de notre liste de course : l’achat de deux briquets, pour pouvoir allumer le réchaud à gaz en toute circonstance. Ce qui semble une tâche facile s’avère être un vrai jeu de piste : nous commençons par un magasin généraliste (Target, une chaîne importée des USA) qui nous dirige vers soit un bureau de tabac, soit un magasin d’électronique. Ne trouvant pas de bureau de tabac, et comme nous devons également acheter un nouvel adaptateur (celui rapporté de France fatigue un peu, comme nos nerfs quand il s’agit de le brancher et de trouver la position exacte où tous les contacts se font), nous nous dirigeons vers le magasin d’électronique indiqué (à près d’1 km, près de notre auberge).

Nous achetons l’adaptateur électrique mais de briquet, point. Le vendeur nous dirige vers un autre magasin, équivalent de Monsieur Bricolage, où la section « barbecue » devrait faire notre bonheur. Hélas non, malgré un rayon très fourni, au même niveau que les magasins américains, et un choix d’allume-barbecues diversifié, toujours pas de briquet à l’horizon. Nous prenons une boite d’allumettes « au cas où » et continuons notre recherche en passant par une station service. En effet, ayant vu dans le Centre Rouge des stations services vendre des cigarettes (à près de 30$ australiens, soit 21€ le paquet), je me suis dis que l’on y trouverait un briquet. Mais non, toujours pas. Le pompiste nous renvoie vers un magasin de presse, à quelques centaines de mètres, où nous trouvons enfin notre bonheur. Deux heures de chasse au trésor pour deux briquets, voilà un temps rentabilisé !

Nous apprendrons plus tard lors de discussions avec des randonneurs australiens de l’Overland Track que le tabac se vend en fait quasiment dans toutes les grandes surfaces en Australie, mais qu’ils n’ont pas le droit d’en faire la publicité : les étagères de cigarettes sont cachées derrière un grand panneau blanc et il faut demander pour être servi.

Nous rentrons à l’auberge avec nos briquets, et terminons la préparation de nos sacs à dos. L’idée est de prendre le strict minimum pour la randonnée :

  • différents vêtements qui s’ajoutent et s’enlèvent facilement pour réguler la température (polaire, doudoune, coupe-vent)
  • de la nourriture pour 7 jours de randonnées prévues + 1 journée de rab au cas où
  • la tente, la popote et le nécessaire de camping
Une semaine de nourriture pour l'Overland Track
Une semaine de nourriture pour l’Overland Track

Tout ceci est méticuleusement emballé dans des sacs poubelles, afin de s’assurer de garder tout au sec. Irène a préparé la veille autant de sachet de semoule que de déjeuner ainsi que quelques sachets de mélanges de graines et fruits secs.

Notre sac terminé, nous décidons d’aller boire une dernière bière dans la taverne derrière l’auberge de jeunesse, vide de monde en ce samedi soir (à part un pilier de comptoir qui connait vaguement la géographie française grâce au tour de France) puis rentrons dîner à l’auberge, préparer nos oeufs durs pour certains repas, la première ration de semoule pour le lendemain midi, et rédiger notre article sur le Centre Rouge.

Après une courte nuit de sommeil, nous nous levons pour attraper notre navette en direction de Craddle Mountain. Mais ça, c’est une autre histoire…

PS : je profite d’un moment où Thomas se lave les dents pour relire sa prose et ajouter quelques photos de fleurs, c’est quand même le printemps ici !fleurs-1

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Cinq jours dans le Centre Rouge

Cinq jours dans le Centre Rouge

Du 19 au 23 novembre 2016

Nos 5 jours en Centre Rouge s’achèvent, nous voilà dans l’avion Alice Springs – Melbourne. Finalement, l’avion semble être le meilleur endroit pour rédiger nos articles.

Cinq jours au chaud : la température s’est élevée à 42 degrés certains jours, mais grâce à la clim dans la voiture, c’était tout à fait supportable. Cinq jours au cœur de paysages incroyables où le rouge domine largement : terre rouge, montagnes rouges… qui tranchaient avec le vert vif des arbres et le bleu infini du ciel. Nous avons (j’ai) eu le plaisir de voir de nombreux oiseaux, dont de très beaux perroquets, ainsi que quelques fleurs championnes de la survie en condition aride. Un dingo également le dernier soir, mais pas de kangourous. Dommage ! Bon, pas de serpent non plus, mais ça, ce n’est pas plus mal. Au final, Thomas a conduit sur 1800 km pendant ces 5 jours, sur des routes tout aussi droites et longues qu’aux USA.

Jour 1 : arrivée à Alice Springs et route vers les West McDonnell Range

Nous atterrissons à 11h heure locale (1h30 de décalage avec Melbourne) à Alice Springs et récupérons la voiture de location avant de filer faire des courses en ville. A première vue, Alice Springs n’est pas une ville très attirante et le centre-ville semble être une zone commerciale où chacun s’équipe avant d’affronter le désert. En effet, Alice Springs est la seule ville dans un rayon de 1500 km.

Avec 20 L d’eau, de quoi faire des sandwiches et quelques repas du soir, nous voilà partis pour deux jours dans les West McDonnell Range, une chaîne de montage à l’ouest de la ville.

Premier arrêt : Simpsons Gap. Normalement, il est possible de s’y baigner, mais le peu d’eau verte stagnante qui restait ne nous a pas tenté, aussi nous sommes rapidement repartis.

Simpsons Gap - Difficile de nager !
Simpsons Gap – Difficile de nager !

Deuxième arrêt : Ellary Creek Big Hole. Un joli point d’eau entouré de montagnes rouges, où certaines personnes se baignent. Après une brève pause, nous attaquons une balade de 3 km dans le bush, dont l’intérêt majeur est de s’y promener justement, la balade n’offrant pas de point de vue particulier. Les 38°C à l’ombre n’aident pas à profiter du paysage.

Ellary Creek Big Hole
Ellary Creek Big Hole

Dernier arrêt de la journée : le camping au pied des gorges Glen Helen. Le camping s’avère agréable, avec une piscine – fraîche – et un coin cuisine équipé d’un barbecue à gaz. Nous avons même eu la chance de profiter d’une chorale avant d’aller dormir, vers 20h30. Le ciel étoilé est magnifique.

Jour 2 : randonnée à Ormiston Gorge et route vers Kings Canyon

Nous nous réveillons naturellement vers 6h30 grâce au décalage horaire et aux rayons du soleil qui tapent doucement à la porte de la tente. Nous rangeons la tente et décidons de prendre le petit-déjeuner au pied des gorges de Glen Helen, déjà bien rouges. La balade nous prend à peine 15 minutes, mais c’est beau.

Glen Elen Gorge au petit matin
Glen Elen Gorge au petit matin

Premier arrêt de la journée : Ormiston Gorge. Nous débutons cette randonnée de 7 km vers 8h30. De très belles vues sur les gorges que nous dominons en début de rando : là encore, les roches sont rouges et la végétation assez luxuriante bien verte autour du point d’eau.

Le premier point de vue sur les gorges
Le premier point de vue sur les gorges
Au coeur de la gorge
Au coeur de la gorge
Traversée à gué de la rivière
Traversée à gué de la rivière

Nous terminons par un beau point de vue la plaine, que l’on a failli ignoré : écrasés par la chaleur, nous comptons les pas jusqu’à la voiture et une dernière montée nous semblaient, à première vue, une de trop. La fin de la rando est, en effet, un peu pénible du fait des 36°C et nos 3 L d’eau chacun sont bien utiles pour en venir à bout. La randonnée terminée (après 3h de marche), nous décidons de pique-niquer près du point d’eau pour nous rafraîchir en y trempant les pieds tout en écoutant les oiseaux et en regardant les courageux se baigner.

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Nous profitons de cet article pour vous présenter le troisième membre de notre équipe, qui s’est glissé dans la valise à Paris, et qui nous accompagnera tout au long du voyage : voici Dalf. 

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Dalf profite aussi du point de vue après une montée sous la chaleur

Nous avons ensuite roulé quasiment tout l’après-midi pour atteindre le camping de Kings Canyon aux dernières lueurs du jour. Une longue distance (600 km), mais qui nous permet d’être au pied de la randonnée qui nous attend le lendemain. Le camping du resort n’est pas particulièrement agréable : les espaces dédiés aux tentes sont coincés entre les toilettes, la station essence, le point de traitement des eaux et les zones de passages.

Jour 3 : randonnée à Kings Canyon et route vers Uluru

Nous nous levons à 6h pour plier la tente et faire route vers le point de départ de la randonnée, de 7 km, que nous souhaitons terminer avant qu’il ne fasse trop chaud. La leçon d’hier nous a servi : nous démarrons donc cette marche vers 7h30.

Kings Canyon est absolument superbe et nous entreprenons la rando en profitant de toutes les nuances de rouge sur les roches, ciselées par les eaux voilà de nombreuses années pour former des dômes naturels où les strates sont bien visibles. Nous serions bien en peine de vous donner un cours de géologie, mais nous sommes sûrs que certains d’entre vous – Amandine, Agnès, Elo et Mélanie (si si, toi aussi Mélanie !), pour ne pas les citer – seraient ravis d’y passer quelques heures ! Au pied de ces nombreux petits dômes, le gouffre s’ouvre devant nous, avec des falaises qui semblent parfaitement lisses. Un vrai régal !

Entre deux dômes
Entre deux dômes
Domination féminine
Domination féminine

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Au milieu de la randonnée, une pause au « jardin d’Eden », une oasis naturelle au creux du canyon est la bienvenue. Nos cinq sens sont en éveil, l’endroit vide de touristes nous appartient l’espace de 10 minutes et nous nous y relaxons avant de reprendre la marche. Nous terminons cette belle balade, plutôt facile lorsqu’il fait « frais », seulement 32°C, en 2h50 (en comptant les nombreux arrêts photos) sur les 3 voire 4h affichées. L’endroit est un vrai coup de cœur !

Le jardin d'Eden
Le jardin d’Eden
Vue sur le canyon
Vue sur le canyon

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Après un arrêt pique-nique, Thomas conduit jusqu’au resort d’Uluru pendant que je dors. Pour le maintenir éveillé, je chante, visiblement faux puisqu’il a plu en dépit des 38°C.

Il pleut, il pleut, bergèèèère !
Il pleut, il pleut, bergèèèère !

Nous nous installons pour deux nuits dans un camping très agréable, où la pelouse est verte et les espaces communs bien équipés. Nous profitons d’ailleurs du réfrigérateur pour mettre de l’eau au frais et de la petite piscine. Quelques courses, des lessives, une chasse aux oiseaux pour les prendre en photo et nous voilà au lit vers 20h.

Un perroquet
Un perroquet

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Jour 4 : randonnée dans les Olgas, lever et coucher du soleil sur Uluru

Réveil à 5h cette fois ! Nous devenons de plus en plus matinaux !

Premier arrêt : Uluru, au niveau du parking dédié aux voitures pour le coucher du soleil… afin d’admirer son lever sur ce magnifique monolithe d’une circonférence de 10 km planté en plein milieu du désert. Nous restons ainsi une bonne heure à contempler les nuances jaunes, oranges, violettes qui s’inscrivent dans les quelques nuages, jusqu’à ce que le soleil pointe le bout du nez au-dessus d’Uluru.

Premier lever de soleil
Premier lever de soleil

Nous reprenons la voiture pour parcourir les 45 km qui séparent Uluru d’un petit groupe de montagne nommé monts Olga ou Katja Tjuta en aborigène. Notre deuxième coup de cœur pour le Centre Rouge. Nous voilà partis pour une autre randonnée de 7 km qui commence par une ascension courte mais raide et nous amène au cœur des montagnes : un grand calme, des chants d’oiseaux, de la fraîcheur… parfait ! Ces montagnes sont toutes lisses et leurs parois presque verticales nous entourent mais le chemin continue vers une vallée que nous dominons d’abord avant d’y descendre pour le reste du parcours, très plat. Nous profitons avec plaisir d’une température clémente (moins de 30 °C) et de magnifiques couleurs sur ces montagnes dont le découpage est si particulier.

Arrivée dans les Olgas
Arrivée dans les Olgas
Les Olgas
Les Olgas

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Vue de loin
Vue de loin

Troisième arrêt : le centre culturel d’Uluru. Nous passons une petite heure dans le musée qui explique quelques éléments clés et mythes fondateurs de la culture aborigène. Le musée ne nécessite probablement que 40 minutes, mais la relative fraicheur du lieu et la vidéo ont eu raison de notre lutte contre le sommeil… Après cette petite sieste réparatrice, nous avons déambulé entre les deux échoppes vendant des tableaux aborigènes, dont certains très beaux, mais parfois un peu chers (jusqu’à 7000 $). Nous en gardons deux ou trois en tête et décidons de réfléchir jusqu’au lendemain à l’achat potentiel d’une petite toile.

Quatrième arrêt : le camping. Courses, baignades et temps libre.

Cinquième arrêt : retour à Uluru, pour le coucher du soleil, au même parking que ce matin. Beaucoup de monde sur le site, ce qui ne permet pas d’en profiter pleinement. Nous partons un peu tôt des lieux mais admirons en route des nuances violettes du ciel.

Coucher de soleil sur Uluru
Coucher de soleil sur Uluru

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Retour au camping, repas et hop, au lit !

Jour 5 : Lever de soleil et randonnée à Uluru, route vers Alice Springs

Toujours plus tôt, levés à 4h45 ! Cette fois, il fait encore complètement nuit.

Premier arrêt : Uluru, pour notre deuxième lever de soleil, cette fois nous nous rendons au parking dédié, qui se situe de l’autre côté du monolithe. Là encore beaucoup de monde. Nous trouvons une petite place pour prendre quelques photos d’Uluru rougissant aux premières lueurs de la journée. Nous y restons un peu moins de deux heures, ce qui nous permet d’en profiter en étant presque seuls sur la fin. Un peu de calme pour savourer les lieux.

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Uluru et nous
Uluru et nous

Deuxième arrêt : le point de départ de la rando au pied d’Uluru. Cette rando de 10,6 km permet de faire le tour du monolithe et est prévue sur 3h. Comme d’habitude, nous partons avec chapeaux, lunettes, crème solaire et 3 L d’eau, bien fraîche cette fois grâce à la nuit au réfrigérateur ! Le début du tracé est assez magique avec une belle roche rouge parfois découpée par les pluies. Ces motifs naturels sont d’ailleurs souvent à l’origine des mythes aborigènes. Nous approchons également certains lieux sacrés et lieux de vie où l’on aperçoit quelques peintures explicatives, véritables cours sur tableaux noirs – enfin rouge – pour les écoliers aborigènes. Quelques belles grottes peu profondes également et un petit point d’eau entouré de parois vertigineuses nous ont permis de respirer au frais et au calme. Une très belle randonnée !

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Thomas face à Uluru Thomas face à Uluru

Irène face à Uluru
Irène face à Uluru
Fin de la randonnée
Fin de la randonnée

Troisième arrêt : le centre culturel pour finalement acheter une petite toile. Pour l’admirer, il faudra venir visiter notre futur logement parisien car elle est bien emballée !

Quatrième arrêt : le camping pour tout démonter et ranger, puis le petit centre commercial pour manger.

Nous voilà reparti sur les routes direction Alice Springs, où nous passons la nuit au camping Mc Donnell Range, très propre et très bien équipé avant de prendre l’avion le lendemain matin, direction la Tasmanie !

Du rouge au vert

Du rouge au vert

23 novembre 2016

Ce matin nous avons quitté le Centre Rouge et sa température moyenne de 36°C…

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… pour atterrir en Tasmanie, à Launceston, où la température au coucher du soleil est de 13°C. Et les teintes bien différentes.

Nous avons profité de nos heures d’avions cumulées pour rédiger nos premiers articles « détaillés » sur nos préparatifs et notre visite de Melbourne, que vous pouvez d’ors et déjà lire en attendant notre compte-rendu et les photos du Centre Rouge !