Une journée à La Paz

Une journée à La Paz

14 avril

Nous arrivons à La Paz vers 5h du matin, avec une heure d’avance et devons donc patienter une heure dans la gare en attendant que notre auberge, Arthy’s House, ouvre ses portes.

La gare résonne aux cris des agences de bus (Copacabanaaa ! Potosi Potosiiii !) et aux cris des vendeurs ambulants (Maté ! Café !) pendant que quelques personnes dorment sur les bancs. Nous trouvons une place libre et passons le temps en écrivant nos articles de blog.

Nous rejoignons ensuite notre auberge à 700 mètres de là,  heureusement la route est en légère descente pour y aller. Nous avons la chance de récupérer notre chambre et pouvons donc nous laver avant de nous écrouler dans nos lits jusqu’à 11h.

Notre première occupation consiste à trouver une laverie pour y déposer presque toutes nos affaires, surtout nos pantalons imbibés du sel du Salar. Une fois notre baluchon déposé avec l’assurance de le récupérer le soir, nous nous promenons dans cette ville de 2,3 millions d’habitants construite au début du XXe siècle.

Nous commençons par explorer le bas de la ville, déjà perché à 3200 m : le marché puis l’église San Francisco à la magnifique façade baroque de la fin du XVIII. Nous parcourons ensuite le vieux quartier avec son marché aux sorcières, où pendent les fœtus de lama séchés, offrandes incontournables à la Pachamama, à déposer sous les fondations de sa maison, et ses boutiques touristiques très colorées.

L'église San Francisco
L’église San Francisco
Passage et échoppes
Passage et échoppes
Vente de fruits et légumes
Vente de fruits et légumes

Entre deux échoppes, nous découvrons une petite cour tranquille où nous savourons un bon café à l’Angelo Colonial.

Pause café après une nuit en pointillé
Pause café après une nuit en pointillé

Nous parcourons encore un peu les environs avant de nous attabler dans un restaurant indien qui semble correct et propose un menu à 40 bolivianos (5 euros). Nous pourrions certainement grignoter à moins cher mais nous préférons un repas consistant.

Ça grimpe !
Ça grimpe !
Une ville bien câblée !
Une ville bien câblée !

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Nous pouvons maintenant attaquer les hauteurs de la ville, qui culmine à 4000 mètres. Nous nous arrêtons néanmoins avant, au parc Montículo, dans le quartier aisé de Sopocachi, qui offre un beau point de vue sur l’agglomération.

Portail du XVIIIè au parc Monticulo à Sopocachi
Portail du XVIIIè au parc Monticulo à Sopocachi
Vue sur les toits de La Paz
Vue sur les toits de La Paz

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L'église du parc Monticulo
L’église du parc Monticulo
Une drôle de façon de s'asseoir !
Une drôle de façon de s’asseoir !

De là, nous marchons vers le poumon vert de La Paz, le Parque Mirador Laikacota, que nous traversons rapidement pour rejoindre la place de Murillo. Elle est entourée du palais présidentiel, du congrès et de la cathédrale. Les indiens n’eurent le droit de traverser cette place qu’en 2005 avec l’élection d’Evo Morales ! Le président a également changé l’horloge du parlement pour qu’elle tourne dans le sens inverse afin d’illustrer son combat contre l’hégémonie du Nord. Il paraîtrait qu’en hémisphère sud, les cadrans solaires foctionnent en sens contraire, mais il nous faut encore vérifier ce point en vrai (déjà vérifié sur Wikipedia).

Plaza Murillo
Plaza Murillo
L'horloge à l'envers
L’horloge à l’envers
Une statue plaza Murillo
Une statue plaza Murillo

Bien sûr, je tombe en rade de batterie et pour une fois je n’ai pas pris celle de rechange. Nous retournons rapidement à l’auberge et revenons sur nos pas en traversant la Calle Jaén, une des mieux restaurées de La Paz.

Calle Jaén
Calle Jaén
Calle Jaén
Calle Jaén

En retournant sur la place Murillo, nous tombons sur la procession de Pâques, assez impressionnante !

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Comme nous devons récupérer notre linge, nous quittons ce spectacle haut en couleur pour aller à la laverie mais ce n’est pas prêt. Nous nous occupons autour des marchés, récupérons enfin notre linge propre et retournons à l’auberge. En chemin,  nous tombons sur une autre partie de la procession de ce vendredi saint,  férié en Bolivie.

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La procession sous nos fenêtres

Nous ressortons de la chambre pour aller dîner à 15 minutes à pied, au restaurant Luciernagas. Nous prenons une spécialité bolivienne à partager : le Picante Surtido, composé  de langue de boeuf, de charque (viande effilée et séchée), de saice (morceau de viande en sauce) et de sajta de pollo (poulet rôti), avec du riz et des tuntas (pommes de terre déshydratées puis re-hydratées avant d’être cuisinées) à la sauce aux cacahouètes. Le patron hollandais est adorable, l’ambiance agréable mais nous sortons déçus car les plats sont trop salés.

De retour à l’auberge, nous nous endormons rapidement car demain nous nous levons tôt pour rejoindre Copacabana, sur la rive du lac Titicaca.

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