Rapa Nui, perdue au milieu du Pacifique – Partie 2

Rapa Nui, perdue au milieu du Pacifique – Partie 2

Ile de Pâques du 6 au 10 février – Partie 2, du 8 au 10 février

Jour 2 : exploration du territoire

Aujourd’hui un long parcours nous attend pour découvrir l’intérieur des terres et la côte ouest. C’est un parcours que l’on peut faire à pied, à vélo ou à cheval : les routes ne sont pas toutes ouvertes aux voitures. En parlant de chevaux : ils sont en semi-liberté sur l’île, y compris en ville ! Si vous souhaitez en louer un, il faut prévenir au moins 24h avant le propriétaire pour qu’il retrouve son cheptel.

Nous passons par l’intérieur des terres et après 8 km nous arrivons au pied du volcan Rano Aroi, point culminant de l’île avec ses 510 mètres. Le chemin n’est pas complètement indiqué mais nous visons le sommet que nous finissons par atteindre au bout d’une bonne heure. Celui est repérable grâce à un crâne de cheval planté sur un pic. Nous verrons d’autres crânes un peu partout sur l’île et Thomas m’explique qu’ici quand un animal meurt, le propriétaire laisse la carcasse sur place « pour faire du compost ». Nous croiserons effectivement quelques carcasses, cela donne un petit côté Far West au lieu !

Sur la route
Sur la route
Cadre naturel
Cadre naturel
Chevaux presque sauvages
Chevaux presque sauvages
Vue sur Hanga Rua
Vue sur Hanga Rua
Des fleurs
Des fleurs
En chemin
En chemin

Toujours est-il que nous bénéficions d’une vue incroyable avec la mer à 360 degrés ! On vous confirme que la terre est ronde, c’est très étrange de ne voir que de l’eau partout. Il faut dire que le continent le plus proche est à 3700 km et l’île la plus proche à 2000 km.

Vue à 360 degrés
Vue à 360 degrés
Crâne au sommet
Crâne au sommet
Au sommet de Rano Aroi
Au sommet de Rano Aroi

La descente est très facile et l’on croise pas mal de chevaux, vivants ceux là. Nous continuons ensuite vers l’un des sites historiques historiques de l’île où nous visitons des petites grottes. L’exploration souterraine est sympa car l’on ressort sous un figuier au milieu d’un champ.

En descendant la montagne Maunga Terevaka
En descendant la montagne Maunga Terevaka
L'intérieur de la grotte
L’intérieur de la grotte
Sortie de la grotte, bien cachée
Sortie de la grotte, bien cachée

Nous nous dirigeons ensuite vers la mer pour la longer. C’est l’occasion de voir des ahu, les autels de pierre servant souvent de piédestal pour les Moai. Nous traversons les champs au milieu des vaches et des chevaux. Pas d’incident à déclarer même si nous étions un peu sur la défensive : en Norvège nous avions été presque attaqués par des vaches aussi depuis nous nous méfions.

La côte
La côte
Face à la mer
Face à la mer
La côte
La côte
Soleil et mer
Soleil et mer

La mer est belle, mais les kilomètres commencent à se faire sentir : notre parcours en fait quand même 24 ! Après une pause au pied des Moai tout proche du centre, nous nous installons en terrasse pour déguster une bière locale, très bonne !

Le port au soleil couchant
Le port au soleil couchant
Sur le port
Sur le port
Surfeur
Surfeur
La pause d'impose
La pause s’impose

Nous regagnons nos pénates pour dîner et dormir après cette magnifique journée !

Jour 3 : immersion à l’époque des Moai

Petite introduction sur les Moai

Je vous parle de Moai depuis le début de l’article, il s’agit des statues de pierre érigée voilà quelques siècles par les premiers habitants de l’île. Ces statues représentent leurs ancêtres mais il est difficile d’en savoir plus du fait de la perte des connaissances ancestrales.

Les Moai varient entre 1 mètre et 10 mètres de haut pour ceux qui sont érigés. Le plus grand, mais non terminé, mesure environ 21 mètres et son poids est estimé à 470 tonnes. Ils sont majoritairement en tuf et taillé sur la carrière du volcan Ranu Raraku.

Leur transport jusqu’aux différents ahu – autel – de l’île est resté, et reste, énigmatique. Différentes théories ont été imaginées au cours des siècles. Celle qui semble la plus cohérente explique que les Moai étaient transportés debout : leur base un peu courbe permettait des les faire basculer tels d’énormes culbuto. Cela pouvait ainsi prendre jusqu’à deux ans pour les amener à destination !

L’arrêt de leur conception peut s’expliquer soit par l’absence de bois sur l’île soit par des conflits de plus en plus nombreux entre les tribus qui les auraient poussé à imaginer d’autres systèmes politiques et culturels, d’où le passage au culte de l’homme-oiseau.

La pluie nous a rattrapée… nous hésitions entre louer un quad ou une voiture pour faire le tour de l’île, la question ne se pose plus, cela sera voiture !

Nous passons chez deux loueurs et finissons par louer un 4×4, tellement vieux que la gérante nous fait directement une ristourne de 5 000 pesos. La location reste néanmoins coûteuse (45 000 pesos soit près de 70€ pour 24h), nous sommes contents d’avoir parcouru une partie de l’île à pied. Nous achetons ensuite nos empanadas pour le pique-nique et sommes prêts.

En route vers l’est de l’île, par le sud, en roulant à 40 km/h maximum du fait de l’état du véhicule dont les vitres vibrent à plus forte allure, mais aussi à cause de l’état de la route. En plus, vaches et chevaux y circulent à leur rythme et n’ont pas du tout peur des voitures. L’île est petite, mais avec toutes ces contraintes, il faut du temps pour en faire le tour !

Vaches sur la route
Vaches sur la route

Nous allons donc d’ahu en ahu – ahu Hanga Tee, ahu Ura Uranga Te Mahina, ahu Akahanga, ahu Orai, ahu Runga Va’e, ahu Hanga Tetenga – dont certains avec Moai mais la majorité des géants est au sol. Nous sommes pour l’instant un peu déçu et la pluie n’aide pas à nous remonter le moral. L’île possède pourtant plus de 800 géants de pierre, où sont-ils ?

Une frégate
Une frégate
Tête de Moai
Tête de Moai
Un des ahu
Un des ahu
Près de l'ahu : les coiffes des Moai au sol
Près de l’ahu : les coiffes des Moai au sol
Cercle de pierre à la fonction méconnue
Cercle de pierre à la fonction méconnue

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Un autre Moai couché
Un autre Moai couché

Nous arrivons enfin à l’un des points forts du tour : la carrière de Rano Raraku, seul endroit de l’île où étaient taillées les fameuses statues. Rien que sur ce site, il y en a encore plus de 400, à différents stades de conception. Là, c’est magique ! Enfin on voit ces géants aux regards impénétrables, figés depuis plus d’un siècle. Certains trônent, d’autres sont encore couchés. Le plus grand, mais au sol, mesure 21 mètres. On se perd dans le temps et entre les allées pendant au moins une heure avant d’aller voir le cratère où vaquent quelques chevaux non loin des Moai. C’est dur de quitter le site, mais il nous reste encore d’autres sites à explorer.

Ranu Raraku de loin
Ranu Raraku de loin
Arrivée dans la carrière
Arrivée dans la carrière
Entrée de la carrière de Rano Raraku
Entrée de la carrière de Rano Raraku
Thomas face au Moai
Thomas face au Moai

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La carrière
La carrière

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La côte, presqu'Irlandaise
Le site d’Ahu Tongariki au loin
Cheval et Moai, un condensé d'île de Pâques
Cheval et Moai, un condensé d’île de Pâques

Nous partons vers Ahu Tongariki, la où trônent fièrement 15 Moai. C’est le plus grand ahu encore en place. Le contraste entre l’herbe verte et la mer d’un bleu sombre renforce la puissance des lieux et l’on profite du site quasi désert pour pique-niquer et profiter.

Le site d'Ahu Tongariki vu de Rano Raraku
Le site d’Ahu Tongariki vu de Rano Raraku
L'Ahu Tongariki
L’Ahu Tongariki
Ahu Tongariki
Ahu Tongariki
L'ahu Tongariki
L’ahu Tongariki
L'Ahu Tongariki
L’Ahu Tongariki
Qu'ils sont grands !
Qu’ils sont grands !

L’arrêt suivant est la plage de Ovahe,  l’une des deux plages de l’île mais elle est minuscule et difficile d’accès ! En plus, il se met à pleuvoir, on repart vite fait dans notre super voiture et l’on roule jusqu’à la plage d’Anakena, bien plus grande et plus belle. Il y a même 7 Moai qui nous observent c’est assez chouette.

La plage de Ovahe
La plage de Ovahe
La plage d'Anakena et ses Moai
La plage d’Anakena et ses Moai
Les Moai près de la plage d'Anakena
Les Moai près de la plage d’Anakena
Sur la plage d'Anakena
Sur la plage d’Anakena

Comme le soleil est revenu, nous enfilons nos maillots et pique-nique une tête dans le Pacifique. L’eau est très bonne !

Nous retraversons ensuite toute l’île pour voir un dernier site, celui de Vinapu. Il s’agit juste d’un Ahu, nous ne descendons même pas de la voiture et regagnons notre cabane pour une douche bien méritée. Il est l’heure de se faire beau pour retourner en ville et profiter du défilé. L’ambiance se fait sentir dès que l’on sort de la cabane car nous croisons pas mal de piétons en tenue traditionnelle, c’est-à-dire assez peu vêtus mais le corps couvert de terre ocre.

Nous voyons ensuite les premiers chars, décorés avec des plantes, des sculptures… les danseurs suivent, enchaînant les démonstrations. Il semblerait que la majeure partie des personnes, y compris les touristes, jouent le jeu à fond et sont en tenue ! C’est très vivant et cela dure des heures !

Extrait du défilé
Extrait du défilé

paques-j3-festival

Nous suivons un peu le cortège puis décidons d’aller manger au restaurant. Malheureusement, ceux qui sont sur le passage de la foule sont fermés et les autres ne prennent que sur réservation. Nous craquons alors pour une excellente brochette de viandes achetées à l’un des stands improvisés. Cela ne contente pas nos estomacs, nous retournons à la recherche d’un restaurant et finissons par en trouver un qui nous tente et qui sert encore à 22h30. Je prends du poisson sauce coco, mangue et ananas et Thomas prend un bon morceau de viande. Tout est très bon et très copieux, au point que nous ne parvenons pas à finir et demandons un doggy bag !

Enfin rassasiés, nous rejoignons le lieu de la fête pour danser un peu. Pas d’accordéon cette fois mais des groupes lives de reggae. Beaucoup de jeunes ont envahi la place et cela me rappelle un peu les Fest Noz sur le port ou alors un festival ! Nous restons là jusqu’à 2h passées puis allons nous coucher.

Fin d’une journée haute en couleur !

Jour 4 : un dernier tour en ville

Notre séjour s’achève déjà sur cette jolie île perdue au milieu de l’océan.

Première étape : aller faire le plein à la seule station service de l’île qui ne vend qu’un seul type d’essence puis rendre la voiture.

Nous partons ensuite à pied vers le nord de la ville dans le but de voir une dernière fois les Moai et visiter le petit musée. Peine perdue ! Il est fermé pour travaux et en plus il pleut des cordes ! Nous disposons donc d’un peu de temps pour savourer un café bien tassé sur le port afin de nous réchauffer et avons même la chance d’apercevoir une tortue !

Un dernier café
Un dernier café
Le port et l'embarcation traditionnelle en feuille de bananier au premier plan
Le port et l’embarcation traditionnelle en feuille de bananier au premier plan
Extrait des nombreux hibiscus de l'île
Extrait des nombreux hibiscus de l’île

De retour à la cabane, nous mangeons les restes du repas de la veille et faisons nos sacs. Puis nous rejoignons à pied l’aéroport pour notre avion de 15h en direction de Santiago.

La suite, au prochain épisode !

One thought on “Rapa Nui, perdue au milieu du Pacifique – Partie 2

  1. Iorana,

    en tant qu’administrateur du site Rapa Nui en France et originaire de l’île de Pâques, je vous invite à venir partager votre expérience sur notre page facebook pour en faire profiter à tous!
    Maururu
    A bientôt!

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