4 jours dans le Sud Lipez et le salar d’Uyuni

4 jours dans le Sud Lipez et le salar d’Uyuni

Du 10 au 13 avril

Tupiza, 7h du matin en ce lundi 10 avril. Attablés à la table du petit déjeuner de notre hôtel, nous attendons avec impatience l’arrivée des pancakes en sirotant un vrai jus d’orange : des oranges pressées et pas une poudre immonde mélangée à de l’eau comme nous en avons eu dans la majorité de nos auberges en Amérique du Sud.

Aujourd’hui, nous partons en excursion pour quatre jours et trois nuits dans la région du Sud Lipez jusqu’au salar d’Uyuni, la plus grande étendue de sel au monde.

Jour 1 : traversée du Sud Lipez

7h30. Notre chauffeur arrive à l’hôtel avec son 4×4 pour nous récupérer. Après un comparatif des agences en ville la veille, nous avons choisi Alejandro Tour. Dans la voiture, nous faisons connaissance avec Rolando, notre chauffeur pour ces quatre jours, et avec nos compagnons de route : Camille et Maël, deux bretons (ils sont partout !) qui voyagent en Amérique du Sud.

Après un arrêt à la boulangerie où notre chauffeur achète du pain pour ces quatre jours, nous voilà partis pour la première étape de notre expédition : la traversée du Sud Lipez depuis Tupiza jusqu’à l’entrée du parc national Eduardo Avaroa, 350 km au total.

A la sortie de Tupiza, nous nous engageons sur une piste de terre en direction de notre premier arrêt, le Sillar (selle de cheval) et la vallée de la lune. En route, Rolando nous donne quelques informations sur la géographie des lieux ainsi que sur les différentes espèces de plantes et animaux que l’on rencontre. Nous discutons avec nos compagnons de route, et j’apprends que les parents de Camille sont voisins des miens (à 15 km près), le monde est petit !

Au point de vue sur le Sillar nous rejoignons le deuxième 4×4 de l’agence. Il y a également quatre personnes dans la voiture : Aurore, Florian, Catherine et Nath. Outre leur chauffeur, Victor, une passagère très importante fait également partie de la voiture numéro deux : Georgia, notre cuisinière.

Vallée de la luneVallée de la lune
Cactus à lunettesCactus à lunettes

Nous reprenons la route, nous croisons quelques pickups chargés de travailleurs allant à la mine : on trouve de tout aux alentours, or, argent, cuivre, zinc, … Apparemment les conditions de travails sont très inégales entre les mineurs travaillant pour des grandes multinationales et ceux qui bossent à leur compte ou au sein d’une communauté. Nous roulons quelques heures avant de faire une pause bien méritée (pour le chauffeur) dans une vallée où paissent des lamas et alpagas. Nous avons le droit à une boisson chaude, thé ou maté en sachet et un morceau de pain.

Premier paysagePremier paysage
En cheminEn chemin

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Maisons bien isoléesMaisons bien isolées

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Au sein de la ferme des lamasAu sein de la ferme des lamas
Lamas en fuiteLamas en fuite
Des lamasDes lamas
Champ de quinoaChamp de quinoa
Passage de rivière en 4*4Passage de rivière en 4*4
Le club des quatreLe club des quatre

Nous continuons encore près de deux heures avant de nous arrêter au bout d’une route à peine dessinée. Nous sommes aux portes de la ciudad del encanto, la ville de l’enchantement, une formation de sable pétrifiée impressionnante de part sa taille, ses couleurs et sa présence au milieu de la pampa. Pendant que nous nous baladons au milieu des pics de sable, Georgia prépare le déjeuner. Et quinze minutes plus tard, nous voilà attablés, enfin assis à l’ombre d’un monolithe, une milanaise de poulet accompagnée de riz dans l’assiette. Probablement une des meilleures milanaise que j’ai pu manger en Amérique du Sud.

La ville de l'enchantementLa ville de l’enchantement
Thomas devant la ciudad del encantoThomas devant la ciudad del encanto
Irène devant la villeIrène devant la ville
Détail du sableDétail du sable
Dans une des cheminées naturellesDans une des cheminées naturelles
Les deux voitures du groupeLes deux voitures du groupe

Rassasiés, nous repartons et avalons les kilomètres jusqu’au village de San Antonio de Lipez, que nous traversons avant de rejoindre un village fantôme situé à quelques kilomètres. Nous sommes accueillis par un guide qui nous montre quelques échantillons de minerais que l’on trouve dans la région et nous explique que le village a été abandonné suite à une épidémie concomitante avec l’enfermement du diable pour une période de mille ans, qui a entraîné l’épuisement de tous les filons. C’est un peu confus ? C’est normal, pour nous aussi. Nous avons l’occasion de ramper quelques mètres dans un tunnel encore ouvert, mais le boyau est vite inondé. Nous nous baladons ensuite dans le village avant de reprendre la route.

Vue sur le village fantômeVue sur le village fantôme
Les maisons du village fantômeLes maisons du village fantôme
Le cimetière du village fantômeLe cimetière du village fantôme

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Dernier arrêt de la journée : la laguna Morijon et son point de vue à 4855m d’altitude. Nous avons encore 2h de route devant nous, et rejoignons le village de Quetena Chico peu après 20h, non sans avoir assisté à un magnifique lever de lune. Surprise : nous devions avoir un dortoir, nous avons des chambres pour deux ! Après un repas tardif, que certains trouvent trop léger après cette longue journée, nous nous mettons au lit vers 23h tandis que Georgia prépare le repas du lendemain midi.

Point culminant du périplePoint culminant de la journée
Majestueux lever de luneMajestueux lever de lune
Notre chambreNotre chambre (au réveil)

Jour 2 : la réserve naturelle Eduardo Avaro

Hier était la plus longue journée de ces quatre jours. Aujourd’hui, nous restons dans le parc Eduardo Avaroa, au sud ouest de la Bolivie, pour en découvrir les merveilles géologiques et géothermiques.

Debouts à 6h30, notre premier petit-déjeuner est composé de boissons chaudes et de pain, plutôt dur, limite biscotte, accompagné de beurre, confiture (plutôt de la pâte de fruit liquide) et de dulce de leche. Nous partons peu après 7h, l’ambiance est plutôt calme dans la voiture. En particulier, Rolando n’est pas très bavard ce matin. Nous mettons ça sur le coup du réveil matinal et profitons des paysages. Nous nous arrêtons devant deux lacs sympathiques, dont un où l’on peut observer des marais salants de borax, l’un des cristaux qui se sont déposés dans la région lorsqu’elle était sous l’eau.

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La maison des travailleursLa maison des travailleurs de borax
Deuxième lacDeuxième lac

De retour dans la voiture, je reconnais une chanson de Scorpions, mon groupe préféré. En effet, dans la liste des « engagements » de Alejandro Tour, il y a le fait que nous aurons de la bonne musique. Je ne peux qu’approuver la playlist de Rolando. Celui-ci ne déride pas quand je lui fais part de mes goûts musicaux et après quelques minutes, finit par nous expliquer qu’il « fait la moue » parce que nous ne semblions pas satisfaits du repas de la veille. Il nous explique que le premier soir, il y a un peu moins de nourriture pour éviter les désagréments dus à l’attitude le lendemain (nous montons jusqu’à 5000 m aujourd’hui). Comme nous prenons ça avec le sourire, peu concernés par les critiques émises la veille, il reprend son rôle de guide et nous décrit le paysage, nommant les sommets, puis nous propose un détour pour voir quelques flamands roses (d’autant plus roses qu’ils sont vieux, ayant mangé d’avantage de plancton rose qui leur donne cette teinte) avant de nous mener jusqu’à la première attraction de la journée : une baignade en eau chaude.

Notre voiture : Camille, Maël, Rolando, Thomas et moiNotre voiture : Camille, Maël, Rolando, Thomas et moi
Sur la routeSur la route

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La pause flamands roses La pause flamands roses
Paysage infiniPaysage infini
Camille, Maël et nousCamille, Maël et nous
Un des nombreux cairnsUn des nombreux cairns
Jolies vigognesJolies vigognes

Il est 10 h du matin, nous sommes en maillots de bain à plus de 4000 m d’altitude et nous voilà dans une eau à 37°. Nous y passons une vingtaine de minutes, pas plus pour éviter la déshydratation, mais une petite heure sur site avant de reprendre la route, direction le « désert de Dali », ainsi nommé car parsemé de rochers aux formes originales, projetés il y a des milliers d’années par l’explosion d’un des volcans de la région.

Les sources chaudesLes sources chaudes
En maillot à 4000 mètresEn maillot à 4000 mètres

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C’est devant un volcan, le Licancabur, qui culmine à 5920 mètres que nous nous arrêtons ensuite. La laguna verde, dont la couleur est issue des minéraux qui s’y trouvent, complète le paysage. Derrière les montagnes, le Chili : nous sommes à l’extrémité sud-ouest de notre périple.

Devant la Laguna VerdeDevant la Laguna Verde
Thomas devant la Laguna Verde et le volcanThomas devant la Laguna Verde et le volcan
On a réussi à se dédoubler ! (merci Camille pour les photos)On a réussi à se dédoubler ! (merci Camille pour les photos)

Nous faisons une pause déjeuner à quelques centaines de mètres, à l’abri du vent, pour savourer les plats de Georgia, avant de rebrousser chemin jusqu’aux eaux thermales du matin. 

Thomas digèreThomas digère

Nous les dépassons pour rejoindre le cratère Sol de Mañana, qui s’étend sur plusieurs kilomètres, et au fond duquel nous pouvons observer quelques fumerolles et des zones de boues frémissantes. La température des eaux à 80°C et l’odeur de soufre nous ramène quelques mois en arrière vers notre séjour à Rotorua.

Les fumerollesLes fumerolles

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Visiblement, quand on est en couple, on s'habille pareilVisiblement, quand on est en couple, on s’habille pareil
Au milieu des geysersAu milieu des geysers

Dernière étape de la journée, la laguna Colorada, où nichent des centaines de flamands roses. Nous marchons le long du lac, où l’odeur est assez forte : des cadavres d’oisillons se décomposent ça et là. Ceux-ci n’ont pas su se relever ou ont été piétinés par leurs grands frères… Le spectacle des flamands roses est néanmoins magnifique, nous pouvons les voir se déplacer prudemment dans la vase ou s’envoler lorsqu’un touriste approche de trop.

Petite marchePetite marche
Reflet et flamands rosesReflet et flamands roses
Avec les flamands rosesAvec les flamands roses

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Envol de flamands rosesEnvol de flamands roses

Après avoir un peu traîné près du lac, nous partons vers le village qui doit nous accueillir le soir même. Rolando est inquiet car il y a plus de 4×4 sur cette branche de la route que d’habitude. En effet, au niveau de la laguna Colorada, les tours ont le choix de prendre l’itinéraire à l’ouest, dit « classique » ou celui à l’est, l’alternatif. Nous avons choisi entre autre le tour Alejandro car ils proposaient le circuit alternatif tandis que les autres agences de décident au dernier moment. Il semblerait que beaucoup d’agences aient choisi l’alternatif ce soir, ce qui inquiète notre guide. Après une bonne heure de route, nous arrivons à Villa Mar, devant l’auberge qui accueille normalement notre agence : pas de place. Petit stress, nous nous dirigeons vers une deuxième puis une troisième auberge, aucune n’a de place pour nous… Notre chauffeur nous mène devant une dernière auberge, qui est en fait un hôtel plus luxueux. Celui-ci demande 150 bolivianos (environ 20 €) par personne supplémentaire pour nous loger. Il fait presque nuit mais nous trouvons cela un peu abusé, et refusons. Rolando propose de nous mener jusqu’au village suivant, à deux heures de route, mais cela nous ferait rater les ¾ des arrêts du lendemain. Nous ne sommes pas du tout chauds, cela reviendrait à faire une journée de voiture uniquement. Nous proposons de dormir sous la tente et je suggère à Rolando que nous pourrions dormir chez l’habitant. Il retourne se renseigner à la troisième auberge qui finalement veut bien nous accueillir pour un surcoût de 10 bolivianos par personne. A ce prix, nous dormons à quatre dans une chambre, comme prévu, et avons accès à une douche chaude ! Nous acceptons tous sans hésiter, il fait bien sombre et nous sentons que Rolando est à court de solutions. L’auberge s’avère confortable et nous y passerons une bonne soirée à discuter autour du bon repas et des cocktails de l’équipe qui a retrouvé le sourire après ce petit coup de stress.

Jour 3 : remontée vers le salar

Pour ce troisième jour, nous pouvons faire la grasse matinée : départ programmé à 8h. Georgia nous a préparé des pancakes pour le petit déjeuner, la classe ! Le ventre plein, nous embarquons direction la « copa del mundo », une formation géologique qui rappelle le fameux trophée. D’autres y voient un visage.

La coupe du mondeLa coupe du monde

Nous nous arrêtons ensuite devant une formation aux allures de dromadaire puis un peu plus loin, nous nous baladons dans un labyrinthe de roches, « Italia perdida », ainsi nommé car il y a quelques années, un touriste italien s’est perdu et a été oublié par son guide dans ce labyrinthe. Il a heureusement eu la jugeote de grimper sur la colline voisine d’où il a aperçu le village de Villa Mar où il s’est rendu à pied, sous le soleil de plomb.

Un dromadaire immortelUn dromadaire immortel
Thomas bien installéThomas bien installé

 

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Au sommet ! Merci Camille pour la photoAu sommet ! Merci Camille pour la photo
Camille nous regarde partir au loinCamille nous regarde partir au loin

Après ce crapahutage, nous reprenons la route vers le nord. Aujourd’hui, Rolando a sorti la playlist « spéciale français » : il a une petite pochette avec une dizaine de clés USB, avec les musiques de différents pays. Nous roulons donc au son de Tryo, Matmatah, Julien Clerc, Johnny, etc. Très éclectique !

Nous nous arrêtons ensuite pour une petite balade sur une sorte de tourbe jusqu’à la Laguna Negra, où nous avons le droit à un en-cas oreo / jus de fruit. Rolando et Victor nous ont accompagné, et Rolando nous donne quelques détails sur le lieu. Des alpagas et lamas, ainsi que quelques ânes, complètent le décors. Rolando nous explique que les ânes, remplacés par les pickups pour le transport, ont maintenant pour principale utilité de servir d’appâts pour les pumas afin de protéger les lamas, plus coûteux à élever…

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Laguna negraLaguna negra
Des oiseaux typiques dont j'ai oublié le nomDes oiseaux typiques dont j’ai oublié le nom

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Vers midi, nous arrivons au canyon del Anaconda, d’après la rivière qui serpente au fond. Nous nous posons ensuite quelques kilomètres plus loin pour le déjeuner, sur l’herbe, au bord d’une rivière, sous le regard des lamas.

Le canyon et l'Anaconda en contre-basLe canyon et l’Anaconda en contre-bas

 

Devant le canyon Devant le canyon
La pause déjeuner bien accompagnéeLa pause déjeuner bien accompagnée

C’est un lieu très paisible et nous nous y attardons volontiers pour digérer un copieux repas. L’après-midi sera plus calme : sieste dans la voiture jusqu’à Julaca, un petit village où nous nous arrêtons devant une échoppe qui vend des bières locales au cactus, au quinoa ou à la coca. Nous profitons de la petite terrasse au soleil pour nous désaltérer, avant de repartir pour notre étape finale : l’hôtel de sel où nous dormons ce soir.

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Champ de quinoaChamp de quinoa

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Dans le village presque désertDans le village presque désert
Le verre de l'amitiéLe verre de l’amitié

Nous y prenons le goûter avant de repartir avec Rolando, un peu contraint, pour une petite excursion sur le salar où nous allons attendre le coucher du soleil. Bien qu’étant au programme vendu par l’agence, nous avons dû insister un peu pour y aller, mais Rolando nous y emmènera finalement.

Nous roulons une quinzaine de minutes avant de nous garer au bord de cette étendue de sel, recouverte d’une fine couche d’eau à cet endroit.

D’un côté, le soleil se reflète sur le salar, de l’autre, nous observons au loin un orage qui éclate. C’est absolument sublime et nous restons bouche bée devant la beauté du spectacle. Irène est très heureuse aussi car lors de son passage il y a presque 4 ans, il n’y avait pas d’eau sur le Salar. Nous avons du mal à détacher nos yeux d’un tel spectacle, le moment fort de ces 4 jours d’exécution.

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Pastille de selPastille de sel

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Soleil encore cachéSoleil encore caché

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Contemplation collectiveContemplation collective

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Et l'orage de l'autre côté Et l’orage de l’autre côté

Nous passons une petite heure sur les lieux et rentrons à l’auberge où nous discutons avec les autres groupes en attendant le repas, lasagnes bolognaises, accompagné de vin et d’un cocktail aux couleurs de la Bolivie. Nous nous couchons tôt car demain, c’est bien avant l’aube qu’il faudra se lever pour profiter du lever de soleil sur le salar.

Tout le groupe : les 8 touristes, 2 chauffeurs et la cuisinièreTout le groupe : les 8 touristes, 2 chauffeurs et la cuisinière

Jour 4 : le salar d’Uyuni

4h40, le réveil sonne. Nous nous habillons en hâte et chargeons le 4×4 pour un départ à 5h. Nous roulons de nuit sur le salar, sur une piste à peine marquée, Rolando suit son expérience. Jean-Jacques Goldman nous accompagne alors que nous voyons les premières lueurs du jour apparaître sur les montagnes au loin.

Une heure plus tard, nous voilà au pied de l’île Incahuasi, composée de corail mort sur lequel ont poussé des cactus géants, parfois millénaires. Nous grimpons au sommet et trouvons un spot loin de la foule pour apprécier le spectacle de ce lever de soleil. Nous restons traîner sur l’île, à prendre des photos, jouant avec la lumière de l’aube puis redescendons vers la voiture où le petit-déjeuner a été servi. Georgia n’a pas dû dormir car nous avons le droit à deux gâteaux énormes, un nature et un au chocolat.

Premières lueurs de jourPremières lueurs de jour
AttenteAttente

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Tout se coloreTout se colore
Et voilà, le soleil est levéEt voilà, le soleil est levé
Pour une des rares fois où l'on se lève avant lui !Pour une des rares fois où l’on se lève avant lui !
Le salar d'un blanc immaculé à perte de vueLe salar d’un blanc immaculé à perte de vue
Un bisous qui ne manque pas de piquantUn bisou qui ne manque pas de piquant
Arche de corailArche de corail

Petit-déjeuner pris, nous partons pour une balade sur le salar. Nous roulons en ligne droite à 80 km/h et pourtant nous n’avons pas l’impression d’avancer ! Ce désert de sel immense fait vraiment perdre tout repère. Rolando nous explique qu’il utilise les montagnes au loin pour se diriger. Ça fonctionne bien quand il fait beau, comme aujourd’hui, mais sinon, pas de boussole ! Il avoue avoir son GPS de téléphone au cas où : le chauffeur d’un des 4×4 qui vient de nous dépasser se serait perdu plusieurs jours par mauvais temps. Nous nous arrêtons au milieu de nulle part, pour observer les différents cristaux multicouleurs formés sur le salar.

Un beau bloc de selUn beau bloc de sel
un trou très fin dans la croûtes de sel et les minéraux colorésun trou très fin dans la croûtes de sel et les minéraux colorés

Celui-ci a une superficie totale de 12 000 km2, soit l’équivalent de l’Île-de-France ! L’épaisseur de sel peut atteindre les 120 mètres. Il n’est pas composé d’un grand bloc de sel mais de différentes couches d’eau et de sel en alternance. À l’endroit où nous sommes arrêtés, nous pouvons casser la croûte de sel et observer directement la couche aqueuse sous-jacente. Le sel du salar n’est pas consommable, il paraît même que sa consommation en trop grande quantité rend fou. Nous apprenons enfin que nous nous tenons sur la plus grande réserve de lithium au monde : une fortune pour le gouvernement bolivien qui jusqu’à présent a protégé ce gisement et ce lieu magnifique, mais jusqu’à quand ?

Nous laissons de côté ces considérations pour profiter des lieux et prendre quelques photos, en jouant sur les perspectives. Pas facile !

Thomas va se faire dévorerThomas va se faire dévorer

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Jeux de perspectiveJeux de perspective
En tout cas, c'est grand et blanc !En tout cas, c’est grand et blanc !

Nous reprenons ensuite la « route » jusqu’au premier hôtel de sel, aujourd’hui fermé car construit directement sur le salar sans évacuation des eaux usées. On peut toutefois y entrer pour acheter des souvenirs et… aller aux WC…

Vive la Corse et la Bretagne !Vive la Corse et la Bretagne !

Nous cassons la croûte une centaine de mètres plus loin. Au menu : poulet rôti, préparé pendant la nuit par Georgia, une vraie cordon bleue, avant de repartir pour les derniers kilomètres sur le salar.

Derniers sautsDerniers sauts

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Nous nous arrêtons dans un village en bordure du salar pour une pause « touristes » : un alignement d’échoppes vendant les mêmes sculptures de sel et autres bibelots pour touristes tente de nous attirer alors que le reste du village est pauvre et sale. Nous y restons cinq minutes avant de repartir vers Uyuni.

Dernier arrêt au programme : le cimetière de train d’Uyuni. Nous y restons un petit quart d’heure car nous sentons que Rolando n’a qu’une envie : rentrer à Tupiza pour retrouver sa famille et en particulier son nouveau-né.

Dans le cimetière des trainsDans le cimetière des trains

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Intérieur d'un vieux trainIntérieur d’un vieux train
Allez hop, en route Allez hop, en route

Il nous dépose donc devant le « terminal de bus », une rue où s’aligne les guérites des compagnies. Nous y achetons notre billet pour La Paz, en bus de nuit, départ prévu à 20h30.

Nous nous attablons en terrasse à quelques blocs avec Camille et Maël pour boire un dernier verre, nous y sommes vite rejoints par nos compères de la deuxième voiture.

C’est là que nos routes se séparent : Camille, Maël, Aurore et Florian partent pour Potosi tandis que Nath et Catherine reprennent une jeep pour traverser en express le Sud Lipez jusqu’au Chili.

Bilan de l’excursion

Nous sommes très contents de la prestation offerte par Alejandro Tour et en particulier des échanges que nous avons eu avec Rolando, notre guide. Celui-ci a été très professionnel, nous abreuvant d’explications et répondant a toutes nos questions. Il a également géré de manière très professionnelle le « couac » de la deuxième nuit, nous trouvant une solution de rechange (même si, sur le principe, nous n’aurions pas dû devoir payer), et respecté le programme à la lettre, contrairement à d’autres agences (ou chauffeurs) qui vendent la Ciudad del Encanto sans jamais y aller… En ce qui concerne la cuisine, les repas étaient copieux (sauf la première nuit, question d’altitude) et diversifiés. Georgia était debout tard et se levait très tôt pour nous satisfaire. Un petit bémol sur le respect de certaines demandes du groupe : les demandes de plats sans gluten ni lactose, formulées avant le départ ont été difficilement respectées, la cuisinière avait l’air perdu sur certaines compositions… Il semblerait que certaines « grosses » agences ont des menus spécifiques, présentés au moment de la réservation, pour satisfaire à toutes les contraintes.

En tout cas, cette excursion valait carrément la peine et est sans aucun doute l’un des incontournables de la Bolivie. C’est l’occasion d’admirer des paysages très variés aux couleurs multiples, tout en découvrant un peu l’histoire de notre Terre.

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