Un long séjour à Bariloche – Partie 1

Un long séjour à Bariloche – Partie 1

Du 16 au 19 février

Jour 1 : dans les transports

Rappelez-vous, j’ai fini le récit précédent dans le bus allant de Valparaiso à Osorno. Nous y arrivons vers 8h30 et espérons pouvoir enchaîner sur le bus vers Bariloche. Nous faisons le tour de la gare pour comparer les prix mais seule une compagnie a de la place pour ce jour. Le comptoir n’est pas ouvert mais nous ne sommes pas les premiers… Thomas se connecte sur leur site internet et réserve deux places mais nous n’arrivons pas à payer en ligne. Nous avions de la data car j’ai dû racheter un téléphone à Santiago et qu’il était fourni avec carte SIM chilienne et data. Grâce à cette petite entourloupe, nous bloquons les deux derniers sièges du bus : lorsque le guichet s’ouvre, les personnes présentes avant nous ne peuvent acheter que des billets pour le bus de 16h30. C’est notre tour, Thomas annule sa transaction en ligne, et ho ! Il reste deux places pour le bus de 9h30, quelle chance !

Nous revoilà dans le bus pour quelques heures, cette fois-ci loin des toilettes. Nous nous endormons rapidement d’autant qu’il pleut, du coup on ne peut même pas profiter du paysage censé être magnifique car nous longeons un grand lac.

Les 5 heures de trajet se passent sans encombre. Nous arrivons au terminal de bus de Bariloche où nous attendons le bus de ville pour rejoindre notre auberge, l’Hostel La Casona. Nous réservons pour deux nuits, soit jusqu’à samedi matin.

Jour 2 : rien

La météo est comme prévue : pluvieuse. Une excellente raison pour ne rien faire à part trier les photos, rédiger nos articles sur la Nouvelle-Zélande et manger !

Nous sortons néanmoins vers 16h30 pour visiter le centre-ville de cette bourgade aux airs de stations de ski suisse avec ses restaurants à fondue et ses boutiques de chocolat tous les 3 mètres ! Nous rentrons dans certaines mais sommes déçus de constater que les chocolats proposés sont chers et ne contiennent pas de vrai chocolat… par contre nous repérons un resto à fondue que nous gardons en tête pour un prochain soir. Nous craquons également dans une épicerie fine qui vend des fromages, de la charcuterie et surtout… du saucisson !

De la vraie charcuterie !
De la vraie charcuterie !
L'hôtel de ville de Bariloche
L’hôtel de ville de Bariloche
Une église de Bariloche, un petit style breton non ?
Une église de Bariloche, un petit style breton non ?
Un sapin un peu particulier
Un sapin un peu particulier
La Playa Bonita, en contrebas de notre auberge
La Playa Bonita, en contrebas de notre auberge

Il est 18h mais les bars sont fermés. Nous décidons d’aller a l’une des brasseries assez loin du centre et attendons patiemment un bus, en vain. Au bout de 40 minutes, nous décidons de faire du stop, d’autant qu’il pleut et cela fonctionne très vite. Après un verre de bière locale mais peu convaincante à la brasserie Blest, nous décidons de rentrer. On retente le stop car il pleut toujours et une voiture s’arrête presque tout de suite ! Ouf !

Un bon dîner et on va se coucher après cette journée très peu productive.

Jour 3 : randonnées au soleil

Nous décidons de prolonger notre séjour jusqu’à mercredi soir pour pouvoir randonner dans les environs. Mais devons changer de chambre : une grosse soirée est prévue ce soir et la chambre sera utilisée. Nous dormirons donc dans un studio aménagé avec deux argentines : Flor et Natacha. C’est pour nous une excellente occasion de s’entraîner à saisir l’accent ! Les chiliens ne prononçaient pas les “s” en fin de mot et ici, les “ll” et les “y” se prononcent “ch”. Cela donne “me chamo Irène, voy a la placha con señor Vicharen”.

Bref, je divague. Il fait beau, nous prenons le bus jusqu’au pied du Cerro Campanario pour notre première balade. Ce mont culmine à 1052 mètres, depuis le lac situé à a 800m au dessus du niveau de la mer, cela fait 20 minutes de montée assez facile. Pour ceux qui préfèrent, il est possible de prendre un téléphérique mais la région est très touristique et cela a un coût (200 pesos argentins soit 12 euros par personne). Au sommet, une vue extraordinaire sur les lacs et montagnes alentours !

Vue depuis le Cerro Campañero
Vue depuis le Cerro Campañero
Vue sur les lacs
Vue sur les lacs
Vue sur les lacs
Vue sur les lacs
Devant les lacs
Devant les lacs

Nous y pique-niquons et redescendons pour continuer en bus vers Puerto Pañuelo. Là, nous entamons notre deuxième balade : nous prévoyons une boucle de 15 km majoritairement dans les bois. Cela commence plutôt bien car nous voyons zorro ! Si, si ! Ah pardon, en français c’est un renard.

Un renard !
Un renard !
Un arrayan, arbre rouge local
Un arrayan, arbre rouge local
Un tronc d'arbre farceur
Un tronc d’arbre farceur

 

La suite est très sympa et offre de beaux points de vue sur le lac. Les chemins sont faciles et le dénivelé faible.

Le lac Llao llao
Le lac Llao llao
Une plage sur le lac de Llao llao
Une plage sur le lac de Llao llao
Un pont "romain" au milieu de la forêt
Un pont « romain » au milieu de la forêt
La vue depuis le mirador del Tacul
La vue depuis le mirador del Tacul
Une forêt de bambou
Une forêt de bambou

Bien sûr, la forêt est également fleurie !

Fleur orange
Fleur orange
Fuschia
Fuschia
Fleurs violettes
Fleurs violettes
Fleurs jaunes
Fleurs jaunes

Au retour, nous faisons des courses et dînons, car notre hôte, Chino, nous informe que la soirée ne commencera pas avant 22 ou 23h. En effet, à 22h,  seule une poignée d’invités est là. Nous savourons des empañadas maison ainsi que la bière du patron, tout en discutant avec Chino, Flor, Natacha et Javier, un autre pensionnaire venu du Mexique. A minuit, les gens arrivent enfin ! Thomas et moi nous couchons vers 2h mais nous apprendrons le lendemain que la soirée a continué en ville et que les gens ne sont rentrés qu’à 7h du matin !

Début de soirée tranquille !
Début de soirée tranquille !

Jour 4 : rien

Nous émergeons vers 10h30. Tout le monde dort encore profondément. La pluie est de retour… nous restons dans l’auberge sauf une petite heure pour faire les courses.

Comme il n’y a que cela à dire sur cette journée j’en profite pour dresser les rapides portraits des personnes qui nous entourent.

Chino, le gérant de l’auberge. Il est de Buenos Aires et loue cette maison depuis 1 an et demi. La maison est grande et fut inhabitée les 8 années précédentes, ce qui explique son côté un peu vieillot.  Normalement, il peut accueillir 12 personnes, mais il y a 4 places complémentaires dans le studio et deux autres dans une caravane. Bref, cela peut faire du monde !

Avec Chino et sa chienne
Avec Chino et sa chienne

Au début du séjour, il est aidé par deux bénévoles, elles aussi de Buenos Aires : Ona et Lucia, qui rentreront au bercail, fin de saison oblige, pendant notre séjour.

Deux autres acteurs clés : Natacha et Flor installées depuis un mois. Elles sont architectes mais faute de trouver du travail, elles ont décidé de passer l’été à Bariloche. Pour se faire un peu d’argent, elles vendent des gâteaux et du pain maison sur la plage. Nous aurons l’occasion de goûter le pain en fin de séjour, il est délicieux, nature comme garnis aux oignons.

Flor (derrière) et Natascha en bonne compagnie
Flor (derrière) et Natacha en bonne compagnie

Un pensionnaire pour seulement 2 nuits, mais marquant : Javier, mexicain de 24 ans qui voyage sur les traces de sa copine. Elle est partie voilà quelques semaines pour visiter l’Argentine et le Chili avec des amis. Il a décidé de passer dans certains lieux après elle et de lui faire la surprise de la retrouver à Santiago pour la demander en mariage ! Le voilà donc sur les routes, enchaînant avions et bus pour prendre des photos sur ses pas ! Un sacré challenge, mais récompensé car depuis, elle a dit oui.

Nous avons aussi bien discuté avec un couple de tasmaniens, animés par la passion de l’escalade. Ils consacrent leurs vacances à voyager de part le monde sur les sites d’escalade les plus courus. Cette fois, ils prévoient de passer 4 semaines dans les environs de Bariloche. En général, ils campent sur place et emmènent un maximum de nourriture. Lorsqu’ils sont à court, ils redescendent en ville faire le plein, prendre une douche et remontent !

Nous avons aussi rencontré, un groupe d’américains de passage après un mariage dans la région, une québécoise et un américain voyageant en combi avec un chien aux airs de Milou, un américain qui ne voulait parler qu’espagnol et buvait du mate toute la journée, comme un vrai argentin, un italien qui ne savait pas faire des pizzas, une australienne sur les routes pour deux mois, un espagnol… bref, une belle troupe avec qui nous avons passé de bons moments ! A certains moments, nous alternions donc le français, l’espagnol et l’anglais. Une sacrée gymnastique !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *