Torres del Paine : trois petites tours et puis s’en vont !

Torres del Paine : trois petites tours et puis s’en vont !

Du 14 au 21 mars

En ce mardi matin, nous quittons El Calafate à 8h30 direction de Puerto Natales, six heures de route et une traversée de frontière plus loin. Nous revoilà donc au Chili, cela nous fait presque bizarre de passer une frontière en bus ! En tout cas, cela prend plus de temps qu’à pied : tout le bus fait la queue pour faire tamponner son passeport, deux fois, et les chiliens étant plus stricts que les argentins sur les imports de nourriture, il faut en prime passer aux rayons X tous les bagages à la recherche d’un potentiel fruit ou morceau de viande.

Arrivés à Puerto Natales, nous nous installons dans une auberge fort agréable, Yagan House puis nous mettons en quête d’un supermarché pour faire le plein en prévision de notre dernier long trek en Patagonie : le circuit W de Torres del Paine.

Le lendemain est jour de repos. Nous commençons par nous rendre au terminal de bus afin de réserver notre billet Puerto Natales – Ushuaia pour la semaine suivante puis déambulons dans la ville, le long du fjord qui relie celle-ci à l’océan Pacifique via un labyrinthe de bras de mer, et terminons dans le centre, profitant du beau temps et de la fraîcheur qui règne sous ces latitudes.

Un des parcs de Puerto Natales
Un des parcs de Puerto Natales
Une des rues
Une des rues
une autre rue
une autre rue

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En bord de mer
En bord de mer
Bateaux de pêches
Bateaux de pêches
Bateau et cygnes
Bateau et cygnes
Cygnes à cou noir
Cygnes à cou noir

L’après-midi est consacrée à compléter nos provisions, puis nous accueillons Oli dans notre auberge, il pense débuter le trek avec nous le lendemain. En fin d’après-midi, nous nous rendons dans la brasserie Baguales où nous retrouvons Anne-Laure, Guillaume ainsi que Julie (une française) et Marco (un allemand), deux nouveaux venus dans la bande. De retour à l’auberge, nous mangeons avec Oli et réglons le réveil à 6h pour le lendemain.

Nous avons prévu de faire le circuit W en cinq nuits et six jours, d’ouest en est. Depuis octobre 2016, il faut réserver à l’avance ses campings sur le parc pour pouvoir y entrer et rester plusieurs jours (sinon il faut faire une visite à la journée). Cela nous a valu quelques soirées casse-tête lors de notre séjour à Bariloche, où nous avons eu connaissance de ce système, car tous les campings n’ont pas les mêmes disponibilités aux dates voulues…

Mais parce que parfois, mieux vaut une image qu’un beau discours, voici un aperçu de notre circuit.

Notre circuit W
Notre circuit W

Les plus observateurs auront remarqué qu’il manque le 6ème jour, mais lisez donc pour savoir pourquoi !

Jour 1 : de Puerto Natales au glacier Grey

Pour ce premier jour de randonnée, nous avons rendez-vous avec notre navette à 7h30.

Lever de soleil
Lever de soleil vu du bus

Celle-ci nous conduit jusqu’à l’entrée du parc où nous arrivons vers 9h30. C’est l’usine : une demi-douzaine de bus pleins de randonneurs arrivent en même temps et nous faisons tous la queue pour nous inscrire, payer le droit d’entrée au parc (21000 pesos soit une trentaine d’euros) et affirmer aux rangers que nous avons bien réserver nos campings. Ceux-ci ne vérifient rien et nous croient sur parole ce qui arrange bien certains, dont Oli, qui arrivent sans réservation.

Las Torres nous accueillent à l'entrée du parc
Las Torres nous accueillent à l’entrée du parc

Nous prenons ensuite un catamaran pour une traversée de 30 minutes jusqu’au refuge Paine Grande où nous n’avons pas de réservation. Il est 11h30 quand nous nous mettons en route tous les trois en direction du refuge Grey, proche du glacier homonyme, à l’extrémité ouest du circuit W.

Vue sur le chemin vers le point de départ
Vue sur le chemin vers le point de départ
Thomas, Julie, Marco et Oli dans le bateau
Thomas, Julie, Marco et Oli dans le bateau
Les montagnes, vues du bateau
Les montagnes, vues du bateau
Vue depuis le bateau
Vue depuis le bateau
Une renarde et son petit
Une renarde et son petit au camping

Après une heure de marche, nous nous arrêtons pour pique-niquer au bord d’un lac, sous l’oeil affûté de rapaces qui n’attendent que notre départ pour grappiller les quelques miettes tombées de nos sandwichs.

Un des rapaces
Un des rapaces

Nous repartons ensuite d’un pas tranquille vers Grey, et parcourons ces 11 km en 4 heures (j’ai bien dis « tranquille »). En chemin, nous nous arrêtons aux différents miradors permettant d’observer le glacier. Nous observons également les effets des pluies torrentielles de la semaine précédente, qui ont valu au parc quelques jours de fermeture : certains cours d’eau débordent largement sur le chemin et nous sautons de cailloux en cailloux pour éviter de se mouiller les pieds.

Nuageux, mais sauvage
Nuageux, mais sauvage
Thomas devant le glacier Grey
Thomas devant le glacier Grey
Bord de lac
Bord de lac

Arrivés au camping Grey, nous récupérons notre étiquette à coller sur la tente et Oli obtient sans soucis une place, alors même que le camping était annoncé comme complet en ligne. Nous voilà rassurés, Irène et moi passons la fin d’après-midi face au glacier, à jouer avec les icebergs qui s’en sont détachés et à manger de la vraie glace de glacier ! Ça n’a pas de goût.

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Glacier et miettes d'Iceberg
Glacier et miettes d’Iceberg
Glacier Grey
Glacier Grey
Iceberg
Iceberg
Thomas pêche un iceberg
Thomas pêche un iceberg
Dégustation d'iceberg
Dégustation d’iceberg

De retour au camping, nous profitons de la salle commune où il fait bon cuisiner et pouvons même prendre une douche chaude ! Une première en trek pour nous, nous sommes loin du confort sommaire de l’Overland Track. Il y a même un petit supermarché pour ceux qui souhaiteraient compléter leur garde-manger. Pour nous, c’est déjà prévu : pâtes aux saucisses et poivrons, un grand luxe car c’est notre premier jour et nous avons encore des produits frais. Pour la sauce tomate, nous employons une technique de randonneurs apprises avec nos amis : nous utilisons une soupe à la tomate en sachet que nous ajoutons à l’eau des pâtes, légèrement égouttées, en fin de cuisson. Ça passe bien (et c’est quelqu’un qui déteste les tomates crues qui vous le dit).

Jour 2 : de Grey à Italiano

Pour ce deuxième jour de randonnée, 18 kms au programme. Nous devons revenir sur nos pas jusqu’à Paine Grande, où le catamaran nous a déposé la veille, puis continuer pour 7 kms vers le refuge Italiano.

Nous partons vers 11h, sous le soleil, après avoir pris notre temps pour petit-déjeuner et ranger nos affaires. C’est le bon côté du système de réservation : n’ayant pas obtenu les campings voulus pour faire des étapes plus longues, nous pouvons prendre notre temps.

Le glacier au loin
Le glacier au loin
Irène devant le glacier
Irène devant le glacier
Passage boueux
Passage boueux

Nous arrivons à Paine Grande vers 14 h et décidons d’y déjeuner, profitant de la salle commune du camping pour faire chauffer de l’eau à l’abri du vent. Nous voyons deux renards jouer sous les fenêtres de la salle et au milieu des tentes. Très peu sauvages, ils ne prennent pas peur lorsqu’on s’approche pour les photos.

Renardeaux
Renardeaux

Après 1h30 de pause, nous repartons vers le camping Italiano où nous arrivons vers 17h. C’est l’un des campings gratuits gérés par les rangers, également soumis à réservation, mais nous rencontrons plusieurs personnes qui s’y installeront sans soucis, avec ou sans accord. En effet, de nombreux emplacements sont disponibles, peut-être car nous sommes en fin de haute saison ?

Oli et Thomas qui repartent d'un bon pied
Oli et Thomas qui repartent d’un bon pied
Un des beaux lacs
Un des beaux lacs

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Détail de la montagne
Détail de la montagne
une fôret d'arbres blancs
une fôret d’arbres blancs
Arrivée au camping Italiano
Arrivée au camping Italiano
L'eau bien fraîche pour nos gourdes
L’eau bien fraîche pour nos gourdes

Confirmation de la réservation faite auprès des rangers, nous plantons la tente et nous voilà installés sur une des tables à boire du thé et discuter avec les randonneurs. Nous y croisons Julie et Marco, qui ont à peu près le même parcours que nous avec un jour d’avance et de nouvelles personnes, comme Connor, un américain qui nous raconte ses aventures dont sa traversée Canada-Mexique à pied, en quatre mois et demi, le long de la côte Pacifique, à raison de 50 kilomètres par jour, 6 jours sur 7. Impressionnant !

Jour 3 : la vallée del Francés

Comme la veille, ce troisième jour de randonnée est assez tranquille. Nous décollons sur les coups de 11h en laissant notre sac à dos devant la guérite des rangers pour la première étape de la journée : un aller-retour dans la vallée del Francés jusqu’au mirador Británico.

Cette étape constitue la branche du milieu du W : un dénivelé positif de 500 mètres sur 5 km que nous avalons tranquillement en 1h45. Arrivés au point de vue, nous nous y posons pour pique-niquer et restons admirer les lieux, un peu couverts, avant de repartir pour la descente une heure plus tard. Nous mettrons quasiment autant de temps pour redescendre car en route, nous croisons Guillaume et Anne-Laure, qui ont commencé le W un jour après nous, dans le sens inverse. Nous sommes donc restés discuter sur le chemin avant de continuer.

Le glacier Frances
Le glacier Frances
A Britanico
A Britanico
La rivière qui s'écoule des glaciers
La rivière qui s’écoule des glaciers
Couleurs automnales
Couleurs automnales
Torrent et couleurs d'automne
Torrent et couleurs d’automne
Rouge d'automne
Rouge d’automne
Vue du mirador Britanico
Vue du mirador Britanico
les montagnes de la vallée Francès
les montagnes de la vallée Francès

De retour au camping, nous récupérons nos sacs et nous mettons en route pour le camping Francés, où nous avons une réservation pour le soir. Celui-ci est situé seulement à 2 kilomètres de là, sur du plat. Trente minutes plus tard, nous y sommes et obtenons notre autocollant pour la tente. Malheureusement, pas de chance pour Oli, il n’y a pas de place pour lui… Il décide donc de continuer jusqu’au camping Los Cuernos, 3 km plus loin.

De notre côté, nous nous installons sur une des plateformes mises à disposition : le camping est situé dans une pente très abrupte donc il n’y a pas moyen de planter sa tente à même le sol, ceci explique le nombre de places limitées.

Installation sur la plateforme
Installation sur la plateforme

Comme pour tous les campings payants du parc, celui-ci est équipé d’un bloc sanitaire avec douches chaudes. Et quelles douches ! Les locaux sont visiblement neufs : la douche est à l’italienne et les lavabos sont des vasques stylées digne d’une pizzeria un peu chic. Après cet instant de confort, nous retournons sur notre plateforme manger. Pas de pizza pour nous, mais une soupe en poudre et un repas déshydraté, acheté en Nouvelle-Zélande en prévision d’une longue rando en Amérique Latine !

Jour 4 : de Francés à l’entrée du parc

Une quinzaine de kilomètres nous attendent aujourd’hui pour rejoindre l’entrée du parc, où plus exactement le « camping central » situé à l’extrémité est du W. Nous partons un peu avant 11h (mais que nous est-il arrivé !?) et marchons jusqu’au point de vue Los Cuernos où nous pique-niquons sous une pluie fine.

Sur la route vers le camping central, nous croisons un couple d’australiens qui dormaient à la même auberge que nous ainsi qu’Anderson, un calédonien rencontré lors de notre traversée de frontière à pied et qui, n’ayant pas de réservation, a décidé de faire la partie est du W en une journée. Il descend des Torres, qu’il a pu voir avant que le temps se dégrade et fonce jusqu’au mirador Los Cuernos avant de rejoindre l’entrée pour rentrer à Puerto Natales.

Un des lacs
Un des lacs
Quelques îlots
Quelques îlots
Devant un des lacs
Devant un des lacs
Reflet
Reflet
Reflet
Reflet
Traversée de pont
Traversée de pont
Pluie
Pluie

Nous arrivons au camping vers 17h, profitons d’une accalmie pour planter la tente et, après un petit tour dans les environs, nous voyons Oli qui prépare son repas du soir dans le camping. N’ayant pas eu de chance au deuxième camping la veille, il a doublé son étape et fait les mêmes 15 km que nous dans la soirée, arrivant à la frontale autour de 21h30. Cela lui a permis de profiter de la journée pour monter jusqu’aux Torres et, ayant un bus à 20h, il prend son repas avant de filer vers Puerto Natales où il dormira dans un lit au chaud ce soir.

Renard et montagne
Renard et montagne
Dernier campement
Dernier campement

Nous l’accompagnons dans son repas, il est 18h30, il pleut. Oli parti, nous retournons à la tente, nous faisons une tisane et discutons du plan pour le lendemain : nous sommes supposés dormir au pied des Torres pour notre dernière nuit mais le camping en question n’est qu’à deux heures (peut-être un peu plus avec le gros sac), et il paraît que ça grimpe pas mal. Les prévisions météo sont optimistes pour le lendemain, moins pour le surlendemain donc nous sommes tentés par laisser notre tente au camping, grimper dans la matinée et sauter dans la navette de 14h30 histoire de profiter d’un bon lit au chaud, d’autant que nous savons que tous nos amis rencontrés depuis deux semaines seront réunis dans un pub avant que les routes se séparent.

Seul hic, nous aurions bien voulu voir les Torres au lever du soleil (vers 7h45) mais cela signifie se lever à 4h du matin et grimper à la frontale. Challenge accepted !

Jour 5 : las Torres

4h. Le réveil sonne. J’ouvre la tente, optimiste, car nous n’avons quasiment plus eu de pluie depuis le repas de la veille. Je vois les étoiles ! Seuls quelques nuages sont accrochés aux montagnes. Après quelques secondes de concertation, sous forme de grommellements matinaux, nous prenons la décision de… nous lever ! Qui l’eût cru ?

Je mets de l’eau à chauffer à un mètre de la tente sans en sortir et nous nous habillons rapidement. Un thé et quelques biscuits dans le ventre, la lampe frontale sur la tête, nous voilà en route pour 10 km de montée (750 mètres de dénivelé). Nous parlons beaucoup et fort pour nous motiver et annoncer aux potentiels pumas notre présence, histoire de ne pas les surprendre (apparemment, ils n’aiment pas ça). Après 1h30 de montée, nous arrivons au refuge Chileno, d’où sort un trio de japonais, lampe au front. Nous les suivons sur un kilomètre et les dépassons lorsqu’ils s’arrêtent pour enlever une couche de vêtements, ce que nous avons déjà fait depuis quelques temps déjà, la grimpette ça réchauffe !

Nous arrivons sur les coups de 7h au camping situé au pied des Torres (celui où nous sommes censés dormir le soir même) et entamons le dernier kilomètre, 300 mètres de dénivelé, aux premières lueurs du jour. Entre temps, malgré notre optimisme, les nuages sont toujours là… Plus nous grimpons, plus notre moral baisse. Une pluie fine vient s’ajouter à cette épreuve et c’est mitigés que nous atteignons le bord du lac au dessus duquel se dressent les Torres.

Le soleil se lève sur une montagne à moitié couverte par les nuages, nous offrant malgré tout un bel arc-en-ciel. Je trouve un abri sous un gros rocher, protégé du vent et de la pluie, où nous décidons d’attendre quelques minutes en prenant notre deuxième petit-déjeuner à base de céréales.

Lever de soleil et arc-en-ciel
Lever de soleil et arc-en-ciel
A l'abri sous le rocher
A l’abri sous le rocher

Finalement, après quelques minutes d’attente, nous voyons les nuages se dissiper petit à petit. Peut-être que nos efforts seront récompensés ! Et en effet, les Torres se découvrent lentement, nous offrant un instant magique et unique, partagé avec les quelques lève-tôts présents (et qui ne sont pas déjà repartis).

Nuages sur LasTorres
Nuages sur LasTorres
Les tours, complètement visibles
Les tours, complètement visibles
Las Torres
Las Torres
Nous devant las Torres
Nous devant las Torres

Nous savourons le spectacle jusqu’à 9h15 avant de nous remettre en route pour une descente beaucoup plus facile que la montée. Nous avions mis 3h, c’est un peu plus de 2h qu’il nous faudra pour retrouver notre tente qui a eu le temps de sécher. En chemin, nous croisons des hordes de marcheurs, ce qui nous conforte dans notre choix d’être montés tôt, au calme.

Nous devant la vallée qui mène au tour
Nous devant la vallée qui mène au tour
Thomas sur un des ponts
Thomas sur un des ponts
Un dernier regard en fin de randonnée
Un dernier regard en fin de randonnée
L'hôtel au pied des tours
L’hôtel au pied des tours

Au camping, nous mangeons nos dernières rations de tortillas, jambon et fromage prévues pour deux jours en un repas en profitant de notre réchaud pour en faire des quesadillas. Puis nous plions bagage, sous un grand ciel bleu, et nous mettons en route pour marcher les six kilomètres qui nous séparent de l’entrée du parc. En effet, nous ne voulons pas prendre la navette, payante, d’autant que nous avons deux heures devant nous !

Deux kilomètres plus loin, une voiture s’arrête pour nous proposer de nous déposer, sans que nous ayons fait du stop. Nous acceptons de bon coeur, la fatigue commençant à se faire sentir.

Nous ne verrons pas grand chose du paysage jusqu’à Puerto Natales, la sieste s’imposait ! Mais arrivés à destination, un dernier challenge s’offre à nous : trouver une auberge où dormir ! Ayant prévu de rentrer le lendemain, nous n’avons pas de réservation pour ce soir… Nous tentons dans l’auberge que nous avons réservée pour le lendemain, mais elle est pleine. Nous retournons à l’auberge où nous avons dormi avant le trek et laissé quelques affaires : pleine. Je pars chercher un logement pendant qu’Irène range nos sacs et après quelques essais infructueux, je finis par trouver une auberge pas chère. Nous avons le choix entre un dortoir de 6 places et un de 17, le choix est vite vu !

Épilogue

Comme prévu, le soir même nous rejoignons nos compagnons de route dans la brasserie locale, Baguales où notre tablée s’agrandira au fil de la soirée : un couple australien rencontré à El Chaltén, le couple de cyclistes américains qui avaient galéré sur la traversée de la frontière vers El Chalten, des randonneurs croisés sur le W deux ou trois jours auparavant et, bien sûr, Oli, Guillaume, Anne-Laure, Julie, Marco et Anderson. Seuls manquent à l’appel Christian et Romina, qui arrivent le lendemain en ville (nous donnant l’occasion de les voir car nous sommes les seuls à ne pas partir le lendemain).

Une sacrée équipe !
Une sacrée équipe !

Autour de quelques bières locales et de burgers corrects (mais toujours meilleurs que nos plats de campings), nous discutons de tout et de rien, conscients que c’est la dernière fois que nous sommes tous réunis en Patagonie. Le lendemain, certains continuent vers Punta Arenas pour tenter d’y voir des pingouins impériaux, d’autres rejoignent Puerto Williams pour une dernière randonnée de cinq jours, offrant de superbes vues sur le Cap Horn, tandis que nous avons un bus le surlendemain pour Ushuaia, dernière étape de notre voyage en terres australes américaines.

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