Iguazú : c’est beau, mais chuuuuut(e)

Iguazú : c’est beau, mais chuuuuut(e)

Du 31 mars au 1er avril

A défaut d’arriver à 7h comme prévu, notre bus, parti la veille à 13h30 de Buenos Aires, arrive en ce vendredi matin à 9h à Puerto Iguazú. Seule anecdote du trajet : un changement de bus au dépôt de la compagnie à 4h30 du matin. Je vous laisse imaginer nos têtes de déterrés, au milieu de bus vides, à regarder les chauffeurs déplacer nos bagages d’un bus à l’autre.

Puerto Iguazú est la ville argentine la plus proche du parc national d’Iguazú, où se trouvent les fameuses chutes d’eau. Notre première mission de la matinée : trouver un billet de bus pour la suite de notre voyage. Le plan est de visiter le parc dans la journée puis de filer vers Salta, à 1000 km à l’ouest.

Comme d’habitude, nous faisons le tour des guérites et nous voilà avec un billet pour le lendemain matin. Nous pensions repartir le soir même, mais les horaires et prix sont moins sympas.

Nous laissons ensuite nos sacs à dos à la gare de bus, puis prenons une navette direction le parc. Celui-ci se situe à 20 km de la ville et est à cheval entre le Brésil et l’Argentine. Nous ne visitons que la partie argentine, qui permet de s’approcher des chutes au plus près tandis que le côté brésilien offre plutôt des points de vue sur l’ensemble des cascades.

L’entrée a des allures de Disneyland, avec ses portiques, ses chemins pavés bordés de boutiques de souvenirs qui mènent jusqu’à un petit train, obligatoire pour accéder aux trois circuits ouverts. En effet, une partie du parc n’est pas accessible à cause des crues, et nous ne pourrons pas visiter l’île San Martín.

Le petit train
Le petit train

Nous commençons donc par le circuit « inférieur » qui nous permet d’observer les chutes d’eau depuis le bas. Le tour fait un peu plus d’un kilomètre, et nous ne sommes pas seuls : touristes et coatis partagent le chemin avec nous. Vous connaissez la première espèce, la deuxième est un animal qui, au contact de l’être humain, est devenu chapardeur et très curieux, au point d’essayer de fouiller dans les sacs à dos si vous avez le malheur de le laisser au sol quelques instants. Nous avons notamment vu un touriste argentin se faire arracher des mains un sac en papier contenant des empeñadas !

Les coatis
Les coatis

Bref, revenons aux chutes. Le tour passe devant une première cascade avant de nous offrir une série de points de vue sur les fameuses chutes, qui s’étendent sur 2,7 km. Nous nous approchons ainsi jusqu’à un mirador situé quasiment sous l’une d’entre elles. Nous affrontons les éléments pour la photo, avec enthousiasme car il fait chaud et un peu de bruine ne nous fait pas de mal.

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A la douche
A la douche
El Condor Pasa
El Condor Pasa
Un des premiers points de vue
Un des premiers points de vue

Nous nous posons ensuite face aux cascades jumelles pour pique-niquer, dans un coin qui s’avère ne pas être fréquenté par les coatis mais par les papillons. Irène en adopte un sur son chapeau, qui restera bien accroché une demi-heure. Nous apprenons plus loin que ces insectes sont attirés par les sels que nous déposons un peu partout, le sol de cette région étant pauvre en minéraux.

Les chutes jumelles
Les chutes jumelles
Ma nouvelle décoration
Ma nouvelle décoration
Les papillons et nous
Les papillons et nous

En route maintenant vers le circuit supérieur, je vous laisse deviner quels points de vue offre ce circuit ! Nous tombons sur Julie, que nous avions laissée à la gare de bus et continuons donc le chemin ensemble.

Celui-ci, bien aménagé, nous mène successivement au dessus des différentes chutes d’eau du parc. Nous voyons des trombes d’eau se déverser 80 mètres plus bas.

Détail
Détail

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Sur les passerelles bien aménagées
Sur les passerelles bien aménagées
Fleurs
Fleurs

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Au terme de cette deuxième boucle, il nous faut reprendre le petit train pour rejoindre le clou de la visite : la Garganta del Diablo (gorge du Diable). En chemin, nous croisons des nuées de papillons et quelques jolis oiseaux. Nous voyons même deux tortues se prélasser au soleil tandis qu’un caïman attend patiemment quelques mètres plus loin. Nous sommes contents d’être sur notre passerelle métallique, deux mètres au dessus.

Synthèse de la chasse aux papillons
Synthèse de la chasse aux papillons
Bébé tortue arrive enfin à rejoindre sa maman
Bébé tortue arrive enfin à rejoindre sa maman
Un des singes vus par Julie, mais pas par nous
Un des singes vus par Julie, mais pas par nous
Un beau lézard
Un beau lézard
Urraca Comun (famille de la pie)
Urraca Comun (famille de la pie)
Notre premier caïman en liberté
Notre premier caïman en liberté

Enfin, nous atteignons la fameuse gorge du Diable. Le bruit est impressionnant, nous n’entendons plus les hélicoptères qui nous survolent ! Visuellement, c’est tout aussi fou : il y a tellement d’eau que le nuage de vapeur ne nous permet pas de voir le pied des chutes ! Arc-en-ciels et papillons viennent ajouter à la magie du lieu et nous y prenons notre temps pour profiter un maximum.

Y a un papillon, là
Y a un papillon, là

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Les chutes vues de hauts
Les chutes vues de hauts
Finalement, on ne voit rien...
Finalement, on ne voit rien…
Et encore, il vous manque le bruit !
Et encore, il vous manque le bruit !

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Ca fume !
Ca fume !
Encore un arc-en-ciel
Encore un arc-en-ciel

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Imitation des pauses chiliennes
Imitation des pauses chiliennes
Des airs d'Amazonie
Des airs d’Amazonie

Nous retournons ensuite jusqu’à l’entrée du parc bercés par le petit train et attrapons une des fréquentes navettes jusqu’au centre. N’ayant pas de logement, c’est notre nouvelle quête de cette fin d’après-midi. Nous trouvons un hôtel pas cher et bien noté en ligne et, après nous être assurés via WhatsApp que nous pouvions utiliser la cuisine, nous voilà logés pour la nuit. C’est donc l’heure de prendre un dernier verre avec Julie, qui reste dans le coin avant de redescendre en Uruguay.

Après avoir dit « au revoir » pour la deuxième fois à Julie (la première c’était à Puerto Natales), nous rejoignons l’hôtel avec nos sacs sur le dos pour un bon repas et une nuit dans un vrai lit afin de nous préparer pour les 26h de bus qui nous mèneront le lendemain jusqu’à Salta.

Un très grand merci à Julie pour toutes les photos de nous présentent dans cet article !

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